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SociétéÉpisode 12/14

Israël bombarde journalistes et civils libanais : la guerre qui divise

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-28
Illustration: Israël bombarde journalistes et civils libanais : la guerre qui divise
© YouTube

Trois journalistes libanais tués. Des villages chrétiens bombardés. Des civils pris au piège. Depuis septembre 2024, le Liban subit une escalade de violence sans précédent. Les chiffres sont glaçants : 2 582 victimes en trois mois. Et ce n’est pas fini.

La mort des trois journalistes : un crime flagrant

Trois vies. Trois noms. Trois journalistes libanais ont péri dans une frappe israélienne dans le sud du Liban. L’un d’eux, membre d’une unité d’élite du Hezbollah, travaillait pour Almayadin et Al Manar — des médias proches du mouvement chiite.

Le président libanais a dénoncé un « crime flagrant ». L’armée israélienne, elle, maintient sa version : « Nous avons visé des combattants déguisés en journalistes. » Les preuves ? Les relevés bancaires et les documents parlent d’eux-mêmes.

Pourquoi étaient-ils là ? Leur mission était-elle si risquée ? Les réponses manquent. Mais leur mort pose une question inévitable : où s’arrête la liberté de la presse dans une guerre ?

Les bombardements israéliens : une stratégie d’étouffement

Le sud du Liban. La plaine de la Bekaa. La banlieue sud de Beyrouth. Israël frappe partout. Objectif official : élargir la zone tampon frontalière. Les ponts bombardés bloquent les mouvements de civils et combattants.

Les villages chrétiens — longtemps épargnés — sont désormais dans la ligne de mire. Pourquoi ? Les analystes évoquent une stratégie d’étouffement : couper les lignes de ravitaillement du Hezbollah.

Et les civils ? Pris au piège dans le sud, ils manquent de tout. Routes coupées. Ponts détruits. L’aide humanitaire peine à atteindre ceux qui en ont le plus besoin.

L'œuvre d'Orient : un convoi humanitaire dans l'enfer

Cinquième convoi. Trente voitures. Trois camions. L’œuvre d’Orient et Caritas tentent de ravitailler les villages du sud. Marjayoun, à 10 km de la frontière israélienne, est l’une des zones les plus touchées.

Depuis le XIXe siècle, l’œuvre d’Orient soutient les populations chrétiennes du Moyen-Orient. Cette fois, elle aide tous les civils — pas seulement les chrétiens. Les besoins sont énormes. Les produits de première nécessité ? Introuvables.

Une évolution marquante : les villages chrétiens sont désormais bombardés. Une évacuation massive a été ordonnée. Mais beaucoup refusent de partir. « Si nous quittons cet endroit, nous ne reviendrons peut-être jamais », disent-ils. Ces terres sont sacrées. Et ils y tiennent.

Le Liban divisé : une guerre qui n'est pas la leur

« Cette guerre n’est pas la nôtre. » Une phrase qui revient, lancinante, dans la bouche des Libanais. Le pays est fracturé. Les tensions internes explosent. Le rôle du Hezbollah cristallise les débats.

Deux femmes incarnent ce clivage. L’une défend le Hezbollah comme un mouvement de résistance. L’autre critique son alignement sur l’Iran. « S’ils opéraient sous le drapeau libanais, je me battrais avec eux », avoue-t-elle.

Mais une chose les unit : la volonté de mettre fin à cette guerre. « C’est la guerre de trop », répètent-ils. Israël a occupé le Liban pendant 22 ans. Les cicatrices sont encore vives. Et aujourd’hui, ils refusent d’être entraînés dans un nouveau conflit.

Les enjeux humanitaires : des civils pris pour cible

700 000 civils ont reçu l’ordre d’évacuer le sud du Liban en mars 2026. Beaucoup sont restés. Piégés. Sans accès à l’eau, à la nourriture, aux médicaments. Les bombardements ont détruit les infrastructures. Routes impraticables. Ponts en ruine.

Les organisations humanitaires font ce qu’elles peuvent. Mais les besoins dépassent les moyens. Les convois de l’œuvre d’Orient et de Caritas sont une bouée de sauvetage. Insuffisants, mais vitaux.

Les villages chrétiens, longtemps épargnés, sont désormais touchés. Une évolution inquiétante. Pourquoi ce changement ? Les experts y voient une stratégie pour affaiblir le Hezbollah. Mais ce sont les civils qui paient le prix.

Conclusion : une guerre qui ne finit pas

Trois journalistes morts. Des villages chrétiens bombardés. Des civils piégés. Le Liban vit l’une des escalades les plus brutales de son histoire. Les chiffres sont là : 2 582 victimes entre septembre et novembre 2024.

Les frappes israéliennes touchent tout. Le sud. La Bekaa. Beyrouth. Objectif : étendre la zone tampon frontalière. Mais les civils paient le prix fort.

Les organisations humanitaires luttent contre l’urgence. Les convois de l’œuvre d’Orient et de Caritas sont une lueur d’espoir. Trop faible, mais essentielle.

Le Liban est divisé. Les tensions internes explosent. Le rôle du Hezbollah polarise. Mais tous s’accordent sur une chose : cette guerre doit cesser. « C’est la guerre de trop. » Et ils refusent d’y être entraînés.

Les faits sont là. Les documents parlent. Et ils sont accablants.

📰Source :youtube.com

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