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Faits diversÉpisode 14/15

EXCLUSIF - Violences policières à Nice : des CRS accusés d'avoir frappé un civil

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-23
Illustration: EXCLUSIF - Violences policières à Nice : des CRS accusés d'avoir frappé un civil
© Boys in Bristol Photography / Pexels

Un après-midi ordinaire, jusqu’à ce qu’il ne le soit plus

"C'est nous, la police." Trois mots qui tombent comme un couperet. L'un des deux CRS les aurait lancés avant de frapper un civil. La victime ? Un homme dont l’identité reste secrète, mais dont le visage tuméfié raconte une autre histoire.

Nice, bien sûr. La date exacte reste floue, mais les détails sont gravés dans les mémoires. Un homme à terre. Des uniformes qui s’éloignent. La ville a déjà vu ce film : en 2023, des CRS faisaient la une pour des violences similaires. Depuis ? Rien n’a changé.

"Ils m’ont frappé comme si j’étais rien"

Le témoignage de la victime est glaçant. Pas de bavure, pas d’accident — les coups étaient délibérés. "C’est nous, la police" aurait précédé les impacts. Comme un avertissement. Comme un défi.

franceinfo a reconstitué la scène. Deux CRS identifiés, mais pas nommés — la procédure suit son cours. Mais les faits sont là : un civil frappé au visage, des menaces proférées. Le tout sous l’œil complice d’une impunité bien française.

Nice, terre de violences policières ?

Station balnéaire l’été, terrain de chasse pour CRS le reste de l’année ? La question se pose. En 2022, des plaintes similaires n’avaient abouti à rien. Ces deux-là font-ils partie des habitués ? Difficile à prouver.

Pourtant, l’affaire tient. Même sans vidéo, même sans témoins directs. franceinfo a pesé chaque mot avant de publier. Le dossier est solide. Trop solide pour être enterré.

La formule magique : violence + impunité = silence

On connaît la recette. Un coup de poing. Une phrase choc. Puis plus rien. Paris, Marseille, maintenant Nice — le mode opératoire ne varie presque pas.

Les chiffres donnent le tournis : 87 plaintes en 2025, 5 sanctions. Oui, vous avez bien lu. Cinq. La mécanique est huilée : frapper fort, compter sur l’oubli. Et ça marche. Presque toujours.

Le silence des institutions

Le préfet ? Muet. Le ministère ? Invisible. Pourtant, l’affaire crie. La victime aussi. Son témoignage circule, mais les bureaux ministériels feignent de l’ignorer. Stratégie éprouvée : laisser pourrir.

Pendant ce temps, deux CRS continuent leur service. Normal. La justice avance à pas comptés. La victime, elle, compte ses bleus.

Et maintenant ?

Un homme blessé. Deux fonctionnaires protégés. Une phrase qui résume tout : "C’est nous, la police."

Nice rejoint le club des villes meurtries. Paris ouvrait la marche. Marseille suivait. Maintenant, la Côte d’Azur. À quand la prochaine ?

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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