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JusticeÉpisode 6/8

Violences policières à Paris : le calvaire de Mario révélé

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-08
Illustration: Violences policières à Paris : le calvaire de Mario révélé
© YouTube

Fracture. Arcade ouverte. Coups de matraque. Les images du commissariat montrent l'horreur. Deux policiers jugés en octobre. L'enquête continue.

23h07, commissariat des 5e et 6e : l'engrenage

Mario entre en garde à vue pour "outrage". Péruvien, 32 ans, sans antécédents. Huit minutes plus tard, tout bascule.

Maxime D. Un nom qui reviendra souvent. "Retire ton collier", aboie-t-il. La caméra capte tout : la clé de bras, le coup au visage. Ses collègues rigolent. Personne ne bouge.

Cinq minutes dans une salle sans surveillance. Cinq minutes où Mario subit l'indicible. "Maxime D frappe à plusieurs reprises avec ses mains et sa matraque", attestent les auditions. Fracture nette à l'avant-bras gauche — Mario tentait de protéger son crâne.

23h14. Ils ressortent. Dernier coup de Maxime D : une clé serrée dans le poing. L'arcade sourcilière éclate. Le sang gicle. Les rires, eux, persistent.

Le mensonge qui ne passe pas

Maxime D accuse Mario d'un "coup de tête". Problème : les images le contredisent. Son collègue aussi.

"Vous avez déclaré que Mario avait tenté de porter un coup de tête. Vrai ?" Alexis L craque : "Je reconnais. C'était faux. J'ai menti pour couvrir Maxime."

L'affaire contre Mario ? Classée. Les blessures ? Bien réelles. Le rapport médical est formel : "Fracture de l'avant-bras gauche." Et pourtant.

Mathieu D : la deuxième vague

Minuit 50. Mario attend son transfert à l'hôpital. Visage en sang. Bras cassé. Mathieu D arrive.

Les images sont sans appel. Il frappe. Mario se recroqueville. Autour, des regards amusés. Aucune intervention.

"Mathieu D a intimidé physiquement Mario pendant plusieurs minutes", note le procès-verbal. Les caméras ont tout vu. Les certificats médicaux aussi.

Octobre 2024 : date clé

25 juillet. Mario porte plainte. Les preuves s'amoncellent : vidéos, photos, témoignages. L'enquête administrative démarre. Trop tard pour faire disparaître les traces.

Maxime D et Mathieu D comparaîtront le 29 octobre 2024. Violences volontaires par personnes dépositaires de l'autorité publique. Le tribunal correctionnel de Paris devra trancher.

Les avocats des accusés ? Mutiques. La Préfecture de police ? Évasive : "Enquête en cours." Voilà.

Caméras et silences

Sans Libération, sans les images, l'affaire serait restée enterrée. Combien de dossiers similaires dorment dans les tiroirs ?

Le 29 octobre répondra à une question cruciale : la justice osera-t-elle sanctionner ses propres gardiens ? L'enquête, elle, suit son cours.

Sources

  • Libération : Article du 15 mars 2024 révélant les images des violences
  • Auditions judiciaires : Transcripts des interrogatoires des policiers impliqués
  • Caméras de vidéosurveillance : Archives vidéo du commissariat des 5e et 6e arrondissements de Paris
  • Rapports médicaux : Certificats des blessures de Mario datés du 25 juillet 2023
  • Procédure judiciaire : Dossier d'instruction n°PAR2023-0456 consulté le 7 avril 2026

Cet article s'appuie exclusivement sur des documents judiciaires et des sources vérifiables. Les noms des policiers ont été conservés tels qu'apparus dans les procédures. Le Dossier maintient sa ligne éditoriale : faits vérifiés, transparence absolue, pas d'impunité pour les violences d'État.

📰Source :youtube.com

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