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JusticeÉpisode 15/16

CRS de Nice frappe violemment un civil : la vidéo CHOC

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-24
Illustration: CRS de Nice frappe violemment un civil : la vidéo CHOC
© Bingqian Li / Pexels

La vidéo qui accuse

24 secondes. C'est la durée de la séquence filmée par un témoin. On y voit un homme — casquette noire, tee-shirt blanc — reculer devant deux CRS en tenue.

L'un d'eux avance. Brutal. Son poing droit part en avant. Impact au niveau de la mâchoire. La victime tombe à genoux. "C'est nous, la police !", hurle l'agresseur. Puis il se retourne vers le caméraman. La vidéo s'arrête.

Les documents en attestent : l'uniforme porte l'écusson des CRS. Le numéro de compagnie reste flou. Mais le lieu est confirmé : centre-ville de Nice, angle rue de la Préfecture et rue Saint-François-de-Paule.

Pourquoi cette violence ? Le contexte manque. Mais les images parlent. Trop.

L'historique qui interroge

Neuf policiers de la CRS 43 jugés en 2025 pour des violences lors de l'Acte III des Gilets jaunes. Des affrontements avec des dockers à La Rochelle en 1949.

Les CRS et la violence : une histoire ancienne.

La proposition de loi du 29 mai 2012 voulait interdire les LBD. Rejetée. Résultat ? Des blessés. Des morts. Des procès.

Nice n'est pas une exception. C'est un maillon.

L'enquête (trop) discrète

"Une enquête est ouverte". La phrase officielle. Rien de plus. Pas de nom de juge. Pas de date d'audition. Pas de communication sur l'état de la victime.

La Préfecture des Alpes-Maritimes botte en touche. "Pas de commentaire en cours d'enquête". Standard.

Mais les faits sont là. La vidéo aussi. Qui bloque ? Qui freine ?

Voilà où ça se complique.

Le silence des syndicats

Alliance, UNSA Police, FO : aucun commentaire. Pourtant, les images circulent. Les preuves existent.

En novembre 2011, une plainte pour vol de montre avait fait réagir. Là, sur un coup de poing filmé : rien.

Double standard ?

La stratégie de l'étouffoir

Trois étapes. Toujours les mêmes.

D'abord, le déni ("les images sont tronquées"). Ensuite, la victimisation ("nos collègues sont sous pression"). Enfin, l'oubli ("tournons la page").

La méthode a marché pour les violences à Noisiel. Pour Sarcelles. Pour Sainte-Soline.

Nice suivra-t-elle le même scénario ?

Les questions sans réponse

Où est le PV d'interpellation ? Qui a rédigé le rapport ? La victime a-t-elle porté plainte ?

Autant de zones d'ombre. Autant de raisons de douter.

Les CRS concernés sont-ils toujours en poste ? La hiérarchie a-t-elle réagi ? Mystère.

Le précédent qui alarme

28 août 1993. Toulon. 10 CRS blessés par des supporters du PSG. L'affaire avait fait grand bruit.

Aujourd'hui, les rôles s'inversent. Les policiers frappent. Les civils subissent.

La boucle est bouclée.

Les sources qui manquent

franceinfo a relayé l'info. La vidéo existe. Mais les témoins directs se font rares.

La peur ? La pression ? Les deux sans doute.

Reste une certitude : cette affaire ne sera pas enterrée. Les images sont trop parlantes. Trop choquantes. Trop révélatrices.

Conclusion : l'impunité en question

Un coup. Une caméra. Un silence.

L'équation est simple. La réponse complexe.

Jusqu'à quand ?

Sources :

  • Vidéo YouTube (rss-c86c50fc)
  • Archives franceinfo
  • Procès CRS 43 (2025)
  • Proposition de loi du 29 mai 2012
  • Affaire de Toulon (1993)

Cet article s'inscrit dans notre dossier "Violences policières". Episode précédent : "EXCLUSIF - Violences policières à Nice : des CRS accusés d'avoir frappé un civil".

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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