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PolitiqueÉpisode 11/17

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-07-01
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Perquisitions en série dans cinq pays

C'est une opération d'une ampleur inédite. Les perquisitions ont été coordonnées dans plusieurs États membres, a confirmé la vidéo. En France, les enquêteurs se sont présentés au siège du RN et dans les permanences de plusieurs eurodéputés. On a saisi des scellés, emporté des ordinateurs, épluché des comptes bancaires.

Pourquoi une telle coordination ? Parce que ce ne sont pas seulement des élus français qui sont visés. L'ensemble de l'ancien groupe Identité et Démocratie — qui rassemblait des partis d'extrême droite de toute l'Europe — est dans le collimateur du Parquet européen. Ce dernier, officiellement institué en 2021, avait déjà annoncé en juillet 2025 l'ouverture d'une enquête sur l'ex-groupe ID, soupçonné d'avoir "indûment dépensé" plus de 4,3 millions d'euros de 2019 à 2024 (source : 20 Minutes). Les perquisitions de ce mardi en sont la traduction concrète. Un signal fort : la justice européenne ne se limite plus aux frontières françaises.


4,33 millions d'euros : —chiffre à retenir—

Le Monde donne un montant précis. 4 330 000 euros. C'est la somme que le Parlement européen a versée au groupe ID pour son fonctionnement — et qui, selon l'enquête, aurait été utilisée d'une manière non autorisée.

"Indûment dépensé", dit le quotidien. Autrement dit : pas pour financer des activités parlementaires, mais pour couvrir des frais étrangers à la mission européenne. Quels frais ? La vidéo ne détaille pas l'intégralité des dépenses litigieuses. Mais un autre chiffre, tout aussi frappant, est avancé.


700 000 euros versés à des associations sans lien politique

Près de 700 000 euros. En cinq ans. Ce montant a été versé à des associations qui, d'après Le Monde, n'ont aucun lien avec les activités politiques du groupe Identité et Démocratie.

Des associations culturelles ? Des clubs sportifs ? Des structures locales ? Les noms ne sont pas donnés dans la vidéo. Mais l'accusation est claire : ces fonds, destinés au fonctionnement parlementaire, auraient été détournés vers des entités tiers, sans rapport avec le travail d'eurodéputé. Un schéma classique de détournement ? Une simple erreur de gestion ? C'est ce que l'enquête devra déterminer.


L'affaire Bardella : un emploi fictif et de faux documents

C'est là que ça devient intéressant. Le Canard Enchaîné révèle qu'une information judiciaire doit être "prochainement ouverte" concernant un emploi d'assistant parlementaire occupé il y a douze ans par Jordan Bardella.

En 2015 — entre février et juin — Jordan Bardella aurait été officiellement employé comme collaborateur au Parlement européen. Problème : selon l'hebdomadaire satirique, il n'aurait jamais réellement travaillé. Pour le faire croire, il aurait "fabriqué de faux documents". Quels documents ? Des fiches de présence ? Des notes de frais ? Des rapports d'activité ? La vidéo ne précise pas. Mais si les faits sont avérés, il s'agirait d'un faux et usage de faux — un délit pénal.

Rappel : à l'époque, Jordan Bardella n'était pas encore le président du RN. C'était un jeune assistant, inconnu du grand public. Aujourd'hui, il est la figure montante du parti, souvent présenté comme le "dauphin" de Marine Le Pen. Une enquête pour emploi fictif le visant directement. Voilà. C'est une première.


Le RN clame son innocence, la justice poursuit

Interrogé par la presse, le porte-parole du RN, Philippe Ballard, a réagi. Sa déclaration ? "Le parti est serein et complètement innocent." Pas de doute, pas de prudence. Une profession de foi catégorique. Mais la justice, elle, ne semble pas partager cette sérénité.

D'autres perquisitions pourraient suivre. D'autres noms pourraient émerger. Car l'enquête du Parquet européen ne se limite pas aux faits de 2019-2024. Elle explore une période plus large, et les révélations du Canard Enchaîné sur Bardella plongent dans le passé.

Le RN a-t-il un système organisé de détournement ? Les alliés européens du groupe ID ont-ils agi de concert ? La réponse est entre les mains des juges.


Le 7 juillet, un tournant pour Marine Le Pen

À suivre. La décision de la Cour d'appel de Paris, dans l'affaire des assistants parlementaires européens, est attendue le 7 juillet. Elle déterminera si Marine Le Pen pourra se présenter à la présidentielle de 2027.

Rappel des faits : Marine Le Pen est poursuivie pour avoir utilisé des fonds européens afin de rémunérer des assistants qui travaillaient en réalité pour le parti, et non pour le Parlement. Une peine d'inéligibilité avait été requise en première instance. La Cour d'appel doit trancher.

Le résultat de cette décision est crucial. Une inéligibilité immédiate empêcherait Marine Le Pen de concourir en 2027. Un acquittement ou une peine avec sursis lui ouvrirait la voie.

Les perquisitions de ce mardi s'ajoutent à ce dossier brûlant. Elles renforcent l'étau judiciaire autour du RN. Elles rappellent que le parti n'en sort pas grandi, mais bien enfoncé dans une série d'affaires.


Sources

  • Le Monde (enquête révélant les 4,33 millions d'euros indûment dépensés et les 700 000 euros versés à des associations)
  • Le Canard Enchaîné (enquête sur l'emploi présumé fictif de Jordan Bardella et la fabrication de faux documents)
  • 20 Minutes (confirmation du montant de 4,3 millions d'euros et de l'enquête du Parquet européen ouverte en juillet 2025)
  • Vidéo YouTube du 1er juillet 2026

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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