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PolitiqueÉpisode 278/25

Macron a-t-il levé des sanctions contre un oligarque russe pour libérer des Français ?

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-09-29
Illustration: Macron a-t-il levé des sanctions contre un oligarque russe pour libérer des Français ?
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Le deal silencieux

Mi-septembre. Bruxelles s’étonne. La France pousse pour retirer Alisher Usmanov de la liste des sanctions européennes. Proche de Poutine. Intime du président azerbaïdjanais Aliyev.

Pourquoi ce cadeau à un oligarque russe en pleine guerre en Ukraine ?

La réponse arrive 24 heures plus tard. Martin Reyna, détenu en Azerbaïdjan, est gracié. Coïncidence ? « On a estimé que c’était notre intérêt », admet une source diplomatique française. Le Quai d’Orsay parle de « geste humanitaire ».

L’Ukraine, elle, crie à la trahison. Volodymyr Zelensky fulmine à la tribune de l’ONU. Vladimir Kara-Murza, opposant russe emprisonné par Poutine, tonne : « C’est un très grand cadeau au régime. » La Letonie, dernier pays à avoir cédé, avoue son malaise. Son Premier ministre : « C’est une mauvaise stratégie. »

Les coulisses d’un marchandage

Usmanov n’est pas un oligarque lambda. Selon Bruxelles, il entretient des « liens particulièrement étroits » avec Poutine.

Mais il a un atout : sa proximité avec Aliyev. L’Azerbaïdjan détient deux Français. Martin Reyna, donc. Et Anas D., condamné pour « corruption » dans une affaire impliquant Alexandre Benalla. Paris négocie en secret depuis des mois.

La méthode ? Simple. La France convainc l’UE de lever les sanctions contre Usmanov. En échange, Bakou libère Reyna. Un Français sur deux.

—Où est Anas D. ?

Silence radio. Le communiqué officiel se contente de saluer une « avancée ».

L’Europe divisée, la France isolée

La manœuvre française a ulcéré Kiev. La Letonie résiste jusqu’au bout. Son Premier ministre : « J’ai compris que c’était le moment ou jamais. »

Traduction : la France a joué la carte de l’urgence. Sécurité nationale contre realpolitik. Un calcul risqué.

Car le précédent est lourd. Kara-Murza résume : « Ça ouvre la boîte de Pandore. »

ET MAINTENANT ?

Deux questions brûlent.

Primo : Anas D. restera-t-il otage ? Son cas embarrasse. Il mêle Benalla, l’Azerbaïdjan et des soupçons de corruption.

Secundo : qui paiera l’addition ? Usmanov, libre de ses mouvements, peut désormais réinvestir en Europe.

Surveillons les flux financiers. Et les prochaines « libérations humanitaires ». La realpolitik a un prix. Souvent caché.

(Sources : Communiqué du Cador, Tribune des Nations unies)

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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