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JusticeÉpisode 11/24

Assassinat à Paris : le procès des militants d'extrême droite

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-09-08
Illustration: Assassinat à Paris : le procès des militants d'extrême droite
© YouTube

19 mars 2022. Sur le boulevard Saint-Germain, Federico Martín Aramburú s'effondre, frappé par plusieurs balles. L'ancien international argentin de rugby vient d'être assassiné. Quatre ans plus tard, deux hommes comparaissent pour ce meurtre qui éclaire la violence politique contemporaine.

Une nuit fatale

Tout commence par une soirée parisienne. Aramburú et son ami Chon Garti s'attardent dans un bar du Quartier Latin. À quelques tables, Loïk Le Priol, Romain Bouvier et une compagne. Des propos provocateurs sont échangés.

La sortie tourne au drame. Aramburú fait chuter Le Priol. Garti reçoit un coup violent. Les deux hommes battent en retraite vers un hôtel voisin. Mais leurs agresseurs ne lâchent pas prise.

Une Jeep surgit. Bouvier, passager, braque un pistolet Sharps calibre 22. Quatre détonations. Deux balles atteignent Aramburú. Puis Le Priol débarque en courant, un Colt de 1890 à la main. Plusieurs tirs en quelques secondes. La scène coûte la vie à un homme.

Les tireurs fuient. Bouvier sera intercepté quelques jours plus tard. Le Priol, lui, tentait déjà de gagner l'Ukraine quand les Hongrois l'ont arrêté.

Des profils troublants

Les enquêteurs découvrent vite qui ils ont affaire à. Bouvier — chez qui on trouve un buste d'Hitler et Mein Kampf — se défend d'être nazi. Il explique posséder des ouvrages d'auteurs politiquement très différents.

Le Priol, lui, porte les stigmates d'un parcours fracassé. Ancien marin, décoré au Sahel, renvoyé pour violences à Djibouti. Son dernier fait d'armes ? Une rixe avec un ex-responsable du GUD, cette mouvance étudiante d'extrême droite.

— "Ce que j'ai préféré, ce sont les quatre bastos que je lui ai mis dans le buffet." Cette phrase, attribuée à Le Priol par un surveillant pénitentiaire, plane sur le procès.

Un procès aux enjeux multiples

Septembre 2026. La cour d'assises de Paris ouvre un dossier explosif. Les accusés clament la légitime défense. L'accusation parle de "chasse à l'homme". Entre les deux, des questions brûlantes : comment des militants armés ont-ils pu circuler librement ? Pourquoi l'armée n'a-t-elle pas signalé les dérives de Le Priol ?

Ce procès sera-t-il un tournant ? Rien n'est moins sûr. Mais il oblige à regarder en face une réalité troublante : quand l'extrême droite passe des slogans aux balles, la société tout entière est en cause.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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Épisode 11 · 2026-09-08

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