Trump et l'Iran : le bluff dangereux d'un président incontrôlable

Un ultimatum repoussé — encore un
Deux semaines de répit. Voilà ce que Trump a arraché après son dernier ultimatum à l’Iran. Une trêve fragile, dans un conflit qui menace de s’éterniser. "Trump recule toujours", observe Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche Stratégique. "On en est au 11ème ou 12ème ultimatum en un peu plus d’un an."
Et pourtant. Le président américain clame une "victoire totale et complète". Pour lui, les bombardements ont affaibli l’Iran. Les faits disent autre chose. Les gardiens de la révolution tiennent bon. Les sanctions économiques étranglent le peuple iranien, pas le régime. Qui a gagné ? Personne. Sauf peut-être Trump, qui a une nouvelle fois capté l’attention mondiale.
La stratégie du fou — une arme à double tranchant
"Trump joue la théorie du fou", explique Bruno Tertrais. Richard Nixon en avait fait son arme secrète pendant la guerre du Vietnam. Menacer l’adversaire de destruction totale pour le faire plier. Trump reprend la recette, mais avec une instabilité mentale qui inquiète. "Nous voilà réduits à constater la folie d’un homme", déclare Jean-Yves Le Drian dans Libération.
Le débat sur le 25ème amendement refait surface. Ce texte permet de destituer un président jugé inapte. Est-ce le cas de Trump ? Les psychiatres sont unanimes. "Oui, cet homme est malade au sens mental du terme", affirme Bruno Tertrais. Mais la destitution n’est pas à l’ordre du jour. Le cabinet présidentiel ne prendra pas ce risque.
L’Iran résiste — le peuple souffre
"Les Iraniens sont les grands perdants", martèle Bruno Tertrais. Le régime tient bon. Le peuple paye le prix fort. Des dizaines de milliers de morts en janvier dernier. Un espoir de changement étouffé. Et un plan maximaliste proposé par Téhéran. Levée des sanctions. Enrichissement d’uranium. Contrôle du détroit d’Hormuz.
Les États-Unis n’ont pas refusé ce plan. Preuve qu’ils cherchent une issue. Mais les termes sont inacceptables. "Le détroit d’Hormuz est une voie de navigation internationale", rappelle Bruno Tertrais. "Il n’y a aucune justification juridique pour un droit de péage." Les négociations s’annoncent longues. Et complexes.
Israël soutient le cessez-le-feu — mais continue les combats
Benjamin Netanyahu a convaincu Trump d’engager cette campagne. Une victoire pour le Premier ministre israélien. Mais le cessez-le-feu ne s’applique pas au Liban. Les combats continuent au sud du pays. "Les Israéliens ont moins de moyens défensifs et offensifs après un mois de bombardements", explique Bruno Tertrais. Le Liban reste leur priorité.
Netanyahu a-t-il perdu la main ? Rien n’est moins sûr. "Le simple fait qu’il ait persuadé Trump d’engager cette campagne est une immense victoire", conclut Bruno Tertrais. Israël reste un acteur clé dans la région. Mais dépendant des États-Unis.
Une paix précaire — un avenir incertain
"Nous sommes loin d’un règlement définitif", prévient Bruno Tertrais. Le cessez-le-feu est une pause. Une respiration pour les deux camps. Les gardiens de la révolution ont besoin de souffler. Les États-Unis aussi. Mais les tensions resurgiront. Trump l’a prouvé. Il suffit d’un tweet pour tout faire basculer.
À suivre. Le monde retient son souffle. Encore une fois.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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