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Un carton rouge qui a tout changé
Commençons par le commencement. Nuit de mercredi à jeudi, match de 16e de finale entre la Bosnie-Herzégovine et les États-Unis. Les Américains gagnent. Mais leur attaquant, Folarin Balogun, est expulsé. Carton rouge. Motif : il a marché sur la cheville d'un adversaire.
La règle, pourtant, ne souffre aucune ambiguïté. L'article 10.5 du code disciplinaire de la FIFA prévoit une suspension automatique d'au moins un match. Les États-Unis s'apprêtaient à affronter la Belgique sans leur principal atout offensif.
C'était sans compter sur l'intervention du locataire de la Maison Blanche.
La machine politique s'emballe
Marco Rubio, secrétaire d'État de Donald Trump, pose la première pierre. Interrogé sur le carton rouge, il ne tourne pas autour du pot : la suspension est excessive, dit-il. Puis Trump lui-même prend la parole. Même discours : le carton rouge est excessif.
Les règles sont les règles. Aucune équipe ne peut faire appel d'un carton rouge ni de la suspension qui en découle. Alors la Maison Blanche a monté une équipe d'avocats.
Selon plusieurs médias réputés — The Guardian notamment — Donald Trump aurait passé « pas moins de trois coups de fil directs » à Gianni Infantino, le président de la FIFA. Infantino s'est plusieurs fois vanté d'être « son ami ».
Parmi les avocats mobilisés, Howard Lutnick, secrétaire américain au Commerce. Il entretient des liens très forts avec le sommet de la FIFA.
La FIFA cède — et invoque un article méconnu
Dimanche, la suspension est levée. Balogun pourra jouer le 8e de finale face à la Belgique. Donald Trump s'exprime : « Merci à la FIFA d'avoir fait ce qui était juste et d'avoir remédié à une grave injustice. »
La FIFA, elle, ne communique pas officiellement. Ses seules réponses — des bouts de communiqués aux médias américains — laissent entendre que sa commission disciplinaire s'est basée sur l'article 27 de son code disciplinaire. Un article qui permet de « suspendre intégralement ou partiellement la mise en œuvre d'une mesure ».
Une décision inédite. Et contestée.
La Belgique, l'UEFA, l'UE : condamnations en série
Le sélectionneur belge ne décolère pas : « Je ne savais pas que dans les bureaux de la FIFA, le 5 juillet correspondait au 1er avril en Europe. »
La Fédération belge se dit « stupéfaite » dans un communiqué. Elle ne défend pas seulement son équipe, dit-elle. Elle défend « le football en général, son intégrité, son éthique ». De mémoire, c'est la première fois dans l'histoire de la Coupe du monde qu'une telle décision est prise.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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