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SociétéÉpisode 33/20

Affaire Crépol : la justice reconnaît le racisme antiblanc – et maintenant ?

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-08-02
Illustration: Affaire Crépol : la justice reconnaît le racisme antiblanc – et maintenant ?
© YouTube

Le PV qui a disparu – et réapparu

Cette affaire ? Un fait divers de plus, peut-être. Une rixe entre bandes, un drame de la nuit. Sauf que les gendarmes, dès les premières heures, ont consigné neuf témoignages explicites de racisme antiblanc. Des insultes, des menaces, une logique de représailles. On a « égaré » ce procès-verbal. Jean-Michel Decugis, grand reporter au Parisien, l’a retrouvé plus tard. Hasard ? Négligence ? Le parquet de Valence, lui, avait déjà tranché : pas de mobile raciste.

Le procureur avait pris soin de dire qu’il ne retiendrait pas la qualification de racisme. Une position publique, assumée. Comme si le racisme antiblanc n’existait pas dans le code pénal.

François Bousquet, journaliste et auteur de Sale Blanc – le racisme qu’on ne veut pas voir, a passé deux ans à recueillir près d’une centaine de témoignages. Il documente ce qu’il appelle un « angle mort » du débat public. Son constat ? Le racisme antiblanc est massif, mais nié. Nié par la gauche, par la Macronie, par une partie de la droite. Nié par l’institution judiciaire elle-même.

39 % des Blancs victimes – 72 % des Français y croient

Chiffres. En avril 2024, la LICRA publie une enquête : 39 % des personnes perçues comme blanches déclarent avoir subi du racisme. Un sondage du Journal du Dimanche indique que 72 % des Français estiment que le racisme antiblanc existe. Pourtant, le mot reste tabou.

Pourquoi ? Parce que la France refuse les statistiques ethniques. Parce que la théorie du « racisme systémique » a vampirisé le débat universitaire et médiatique.

Prenons l’exemple des violences faites aux femmes. Bousquet consacre la moitié de son second volet à des témoignages féminins. Des femmes blanches qui évitent certains quartiers, qui prennent la voiture plutôt que les transports, qui inventent des stratégies de contournement. Le féminisme institutionnel regarde ailleurs. Comme il a regardé ailleurs les viols de Cologne en 2015, ou les grooming gangs pakistanais en Angleterre — 250 000 jeunes filles blanches de la classe ouvrière violées, droguées, esclavagisées. Le contraste avec le traitement médiatique de l’affaire des viols de Mazan

📰Source :youtube.com

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