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Mbappé visé par des injures racistes : une sénatrice paraguayenne sous enquête à Paris

Par la rédaction de Le Dossier · 10 JUILLET 2026
Illustration: Mbappé visé par des injures racistes : une sénatrice paraguayenne sous enquête à Paris
© YouTube

Une soirée de football, un dérapage

Tout commence par un match tendu. L’équipe paraguayenne joue avec une agressivité constante. Mbappé, particulièrement visé, garde son calme sur la pelouse. Mais à la dernière minute, il refuse la main du gardien adverse.

Peu après, Céleste Amarilla, sénatrice paraguayenne et figure de centre droit, s’empare de son compte X. Elle écrit notamment : « Cet abruti n’a même pas appris à écrire. Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco et les êtres les plus instruits qu’il ait jamais entendus étaient des chimpanzés. » Des phrases à connotation raciste explicite, liées à la couleur de peau du joueur.

Mbappé répond le soir même. « Madame Céleste Amarilla, vous êtes une femme méprisable et indigne de sa fonction », publie-t-il sur X. Il dénonce un « racisme abject » et rappelle que le monde entier « a déjà oublié le parcours et l’effort historique que vos joueurs ont réalisé durant cette Coupe du monde ». Ses coéquipiers le soutiennent. L’un d’eux déclare : « C’est inadmissible d’avoir de tels propos. On est de tout cœur avec lui, il faut continuer à se battre contre le racisme. » Le président Emmanuel Macron annonce avoir reçu des excuses du gouvernement paraguayen, qui juge les propos « ne correspondant pas aux valeurs du pays ». L’ONU publie un communiqué de condamnation.

Une escalade médiatique et judiciaire

L’histoire aurait pu s’arrêter là. Mais Céleste Amarilla ne désarme pas. Le 17 juillet, elle publie une lettre ouverte où elle accuse Mbappé de sexisme et menace d’engager des poursuites contre lui. Elle écrit qu’elle ne le sous-estime pas et qu’elle peut le quereller. Elle se dit profondément blessée, comme des millions de Paraguayens, par l’attitude arrogante du capitaine des Bleus.

Mercredi 8 juillet, elle s’en prend de nouveau à l’attaquant, cette fois devant le Sénat paraguayen. Elle le traite de « fils de pute » et affirme que son comportement n’est pas français. Son avocat réclame l’extradition de Mbappé pour diffamation, une demande juridiquement impossible.

Plusieurs collègues sénateurs d’Amarilla relaient ses propos et ajoutent des insultes. L’un d’eux, s’adressant à Mbappé, déclare : « El petulante le dice a Cáceres, “Me quería dar un beso y ya que estamos” » — sous-entendu à caractère sexiste et raciste.

Le traitement judiciaire : une enquête à Paris

Mardi, le parquet de Paris annonce l’ouverture d’une enquête après une plainte déposée par la Fédération française de football. La procédure vise Céleste Amarilla pour « injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion réelle ou supposée » ainsi que pour « provocation publique à la haine ou à la violence aggravée ». La sénatrice encourt un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

La ministre des Sports, Marina Ferrari, condamne fermement sur France info. Interrogée sur l’éventuel maintien de la bienvenue à Amarilla en France — celle-ci ayant affirmé passer ses vacances à Courchevel et Saint-Tropez — la ministre répond : « Je pense que nos concitoyens sauront la recevoir. »

Le sélectionneur des Bleus rassure sur l’état mental de son capitaine : mentalement très fort, physiquement concentré. Mbappé, qui doit affronter le Maroc en quart de finale, reste muet sur l’affaire depuis sa réponse initiale.

Sources :

  • Compte X (Twitter)
  • Lettre ouverte d’Amarilla
  • Communiqué du gouvernement paraguayen
  • Discours au Sénat paraguayen
  • France info
  • Déclaration de l’ONU

📰Source :YouTube

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