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Pédocriminalité dans le périscolaire : l'État pointé du doigt par une commission d'enquête

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-07-02
Illustration: Pédocriminalité dans le périscolaire : l'État pointé du doigt par une commission d'enquête
© YouTube

Selon la CIVISE, un enfant toutes les trois minutes est victime d'actes pédocriminels en France, soit 160 000 victimes chaque année. 90 % des plaintes sont classées sans suite. Une commission d'enquête parlementaire pointe une défaillance de l'État : absence de cartographie nationale, recrutement massif sans contrôle, omerta.

2013, une réforme précipitée

Selon la vidéo, tout commence en 2013 avec la réforme des rythmes scolaires imposée. Vincent Peillon, alors ministre de l'Éducation nationale, veut généraliser la semaine de quatre jours et demi. Selon la source, Bertrand de la Noé, haut fonctionnaire, aurait déclaré : « Moi, ta réforme, je vais te la faire passer en quelques mois. » Anne Hidalgo, maire de Paris, s'exécute.

Le résultat, selon la source : des animateurs embauchés à la hâte, sans vérification approfondie de leurs antécédents. « Le péché originel, c’est l’application de la réforme des rythmes scolaires de façon totalement dogmatique et passage forcé », affirme Agnès Evren, rapporteur de la commission d’enquête, dans l’interview diffusée par CNews.

Un rapport d’alerte est remis dès 2015. Il signale les risques d’infractions sexuelles dans le périscolaire. « L’État a failli », résume Agnès Evren.

70 départements, 16 régions — l’ampleur cachée

Selon les chiffres cités par la commission, 70 départements et 16 régions sont concernés par des violences dans le périscolaire. L’État n’a jamais réalisé de cartographie nationale. « L’État est en incapacité aujourd’hui de faire une cartographie, un recensement national de ces violences sexuelles dans le périscolaire », dénonce la rapporteure.

Les chiffres de la CIVISE cités dans la vidéo : 160 000 enfants victimes d’actes pédocriminels chaque année en France, soit un enfant toutes les trois minutes, et 90 % de plaintes classées sans suite.

La rapporteure évoque « des enfants de 2 ans, 3 ans, 4 ans, 5 ans, qui pour certains ont été violés, qui ne peuvent même pas se défendre, qui ne se représentent même pas ce qu’est la sexualité ».

Deux entités qui ne se parlent pas

Selon la rapporteure, le système scolaire français est organisé en deux entités : le périscolaire dépend de la commune, le scolaire relève de l’Éducation nationale. « Les deux ne se parlent plus aujourd’hui », affirme-t-elle.

Quand un animateur est suspendu pour des soupçons d’agression, l’information ne circule pas. Dans les boucles WhatsApp, on dit : « Attention, tel animateur a été suspendu. » Mais on ne dit pas pourquoi. « Pour ne pas affoler les parents », explique-t-on.

Selon la source, il y a une défiance vis-à-vis de l’école, avec 13 % d’inscriptions en moins dans les centres de loisirs.

Une commission d’enquête — pas la justice

La commission d’enquête parlementaire doit entendre les associations de parents d’élèves, les lanceurs d’alerte, les élus. Son objectif, selon la rapporteure : « Pointer toute la chaîne des responsabilités, du recrutement à la formation, en passant par la qualification. »

Interrogée sur la responsabilité pénale, Agnès Evren répond : « Je suis rapporteur de la commission d’enquête, je ne peux pas conclure avant même de les entendre. » Elle ajoute : « À partir du moment où elle a été alertée, la non-dénonciation est un délit pénal. »

La commission d’enquête n’a pas encore rendu ses conclusions définitives. « Moi, je pense qu’elle a une responsabilité pénale, même si la commission d’enquête le vérifiera », déclare la rapporteure.

Ce que ça dit de la France

Selon la source, l’État a imposé une réforme sans évaluer les moyens humains et budgétaires. Les prédateurs, explique la commission, sont attirés par les maternelles et les élémentaires parce qu’ils peuvent « vivre leur déviance sexuelle plutôt librement ». Les enfants sont trop jeunes pour parler.

L’omerta est entretenue par la séparation des pouvoirs entre communes et Éducation nationale, par l’absence de circulation de l’information, par la peur de « faire scandale ».

La commission d’enquête parlementaire — dont les travaux sont en cours — pourrait être un tournant.

Sources :

  • CNews (YouTube) – Interview d’Agnès Evren, rapporteur de la commission d’enquête sur les violences sexuelles dans le périscolaire.
  • Chiffres de la CIVISE cités dans la vidéo.
  • Rapport d’alerte de 2015 mentionné par la rapporteure.

📰Source :www.youtube.com

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