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SociétéÉpisode 20/9

Périscolaire : les violences cachées que l'État ignore

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-13
Illustration: Périscolaire : les violences cachées que l'État ignore
© Tahir Xəlfə / Pexels

Des enfants maltraités. Des témoignages ignorés. Des animateurs déplacés plutôt que sanctionnés. Le périscolaire est devenu une zone grise où la violence prospère en toute impunité. L'État détourne le regard. Nous avons les preuves.

40% d'enfants en danger

Un chiffre qui glace le sang : 40% des moins de 13 ans fréquentent ces structures. Cantines, études, ateliers — ces lieux censés sécuriser les enfants se transforment en pièges.

Mediapart a documenté l'indicible. Des maternelles témoignent de coups, de gestes déplacés. Leurs mots ? Balayés d'un revers de main. Les animateurs suspects changent simplement d'établissement. Un jeu de chaises musicales qui met en danger des centaines d'enfants chaque année.

"J'ai mal" : l'alerte ignorée

Deux mots. Trois syllabes. Assez pour dénoncer l'horreur, pas assez pour déclencher une réaction. "J'ai mal", murmure un enfant de cinq ans. Personne ne bouge.

Mathilde Mathieu (Mediapart) a reconstitué le puzzle : "Les gamins décrivent des scènes cauchemardesques. Et pourtant, les signalements disparaissent dans les tiroirs." Les preuves s'accumulent. Les dossiers aussi. Mais les responsables ? Introuvables.

La mécanique de l'impunité

Prenez l'affaire D. Animateur condamné pour attouchements. Plutôt que le licencier, la mairie l'a muté. Dans une autre école. Avec d'autres victimes potentielles.

"On ne veut pas faire de vagues" — cette phrase, prononcée par un élu local, résume tout. Les institutions préfèrent étouffer que soigner. Les enfants payent le prix fort.

Les mains sales du système

Les documents internes parlent d'eux-mêmes. Une litanie d'excuses : "mémoire fragile', 'pas de preuves formelles', 'simple maladresse'. Pendant ce temps, les petits continuent de souffrir."

— Vous trouvez ça normal ?

Les directeurs d'école couvrent. Les mairies minimisent. Les inspecteurs ferment les yeux. Une chaîne de complicité qui broie des vies.

Appelez ça comme vous voulez...

...mais ne dites pas que c'est une erreur. C'est un système rodé, huilé, qui fonctionne parfaitement. Trop parfaitement.

Voilà la vérité crue. Les enfants crient. Personne n'écoute. Le dossier est sur la table depuis des années. Qui aura le courage de l'ouvrir ?

Cet article fait partie d'une enquête plus large. Les faits sont têtus. Les coupables identifiables. Reste une question : jusqu'à quand ?

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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