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SociétéÉpisode 9/10

Paris : 78 animateurs suspendus pour agressions sexuelles dans le périscolaire

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-15
Illustration: Paris : 78 animateurs suspendus pour agressions sexuelles dans le périscolaire
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slug: "paris-scandale-agressions-periscolaire" video_source: "https://youtube.com/watch?v=G_bCn_aof58" ---# Paris : 78 animateurs suspendus pour agressions sexuelles dans le périscolaire

20 millions. Une somme qui brûle les doigts de la Mairie de Paris. Tardive, insuffisante, cette enveloppe révèle surtout un système pourri — où l'on préférait regarder ailleurs.

Silence coupable

78 vies brisées. 78 suspensions en 2026. Le chiffre glace le sang.

Emmanuel Grégoire se défend mal devant les caméras de C dans l'air : "Je ne veux pas m'exonérer..." La phrase reste en suspens. Comme ces enfants de l'école Saint-Dominique, abandonnés huit mois durant. Huit mois de signalements ignorés.

— Peut-être.

Le mot du maire sonne comme une confession. "Si on tente d'étouffer..." La suite, vous la connaissez. La justice suivra son cours. Mais les dossiers, eux, prennent la poussière.

L'argent du remords

20 millions. À quoi serviront-ils vraiment ?

  • Formations express (2 jours !)
  • Contrôles a posteriori
  • Tests bidons

Sarah, mère d'une fillette de 4 ans violée, ricane : "On nous jette des miettes." Elle a raison. Les recrutements se font toujours en 15 jours chrono. Le BAFA — ce bout de papier — reste le sésame.

Et pourtant. Grégoire jure que "sa main ne tremblera pas". On veut bien le croire. Mais les faits ? Ils tremblent, eux.

La mécanique du déni

"On ne protège pas assez." L'aveu du maire tombe comme un couperet.

Le système a craqué de partout :

  • Casiers non vérifiés
  • Plaintes enterrées
  • Prédateurs simplement déplacés

— Généralement, les plus sympas, les plus intégrés...

La phrase de Grégoire résonne étrangement. Comme un écho à sa propre histoire : violé en CM1 "dans ce contexte précis. Périscolaire. Piscine."

L'histoire bégaie. Elle saigne.

Justice en sursis

Les familles hurlent. Les juges étouffent.

La brigade des mineurs ? Sous-équipée. Les dossiers ? Empilés dans des cartons. Résultat : des agresseurs promenés d'école en école.

"La justice a besoin de moyens", tonne Grégoire. Le préfet de Paris n'a toujours pas répondu. Normal. Il compte les jours avant sa mutation.

L'heure des comptes

30 ans après la majorité. C'est le délai pour poursuivre. Trois députés veulent le supprimer.

— Débat nécessaire, marmonne le maire.

Débat ? Non. Réparation. Car derrière chaque chiffre, il y a un prénom. Une voix. Une âme en lambeaux.

Voilà.

Sources

  1. Interview d'Emmanuel Grégoire dans C dans l'air, avril 2026
  2. Témoignage de Sarah recueilli par Le Dossier
  3. Délibération du Conseil de Paris
  4. Statistiques de la Direction des Affaires Scolaires
  5. Propositions de loi sur l'imprescriptibilité

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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