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Hantavirus : trois morts, un navire confiné, la France en alerte

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-06-07
Illustration: Hantavirus : trois morts, un navire confiné, la France en alerte
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Le scénario catastrophe du navire Hondius

Tout commence le 1er avril 2026. Le navire Hondius quitte Ushuaia, au sud de l’Argentine. Destination : le Cap-Vert. À bord : 120 passagers, 50 membres d’équipage. Une croisière d’observation de la faune. Rien d’inquiétant.

Le 4 avril, un passager tombe malade. Un retraité. Il tousse, il a du mal à respirer. On pense à une grippe. Le 11 avril, il meurt d’un choc respiratoire. Personne ne soupçonne l’hantavirus. Le capitaine annonce la nouvelle aux passagers : « Un de nos passagers est décédé subitement hier soir. Aussi tragique que cela puisse paraître, nous pensons qu’il s’agit d’une mort de cause naturelle. Le navire ne court aucun risque à cet égard. »

Les passagers continuent leur vie à bord. Buffets à volonté, activités en groupe, pas de masque. « Nous avons continué à prendre nos petits déjeuners ensemble. Pareil pour les déjeuners et les dîners dans la salle à manger. C’était sous forme de buffet à volonté. Personne ne portait de masque. On ne nous avait pas demandé d’en porter. Les activités en groupe ont continué », raconte un passager français.

Le 24 avril, le corps est débarqué à Sainte-Hélène. Trente passagers descendent aussi, dont l’épouse du défunt. Elle est en fauteuil roulant. « Quand nous avons pris l’avion pour Johannesburg depuis Sainte-Hénène, l’épouse de la personne décédée était avec nous, mais en fauteuil roulant. C’était inhabituel. Elle n’avait eu aucun problème auparavant. Apparemment, la maladie commençait à l’atteindre », témoigne un autre passager.

Elle meurt à son arrivée en Afrique du Sud. Même virus. Même souche. Puis un troisième malade est évacué en soins intensifs à Johannesburg. Une femme décède le 2 mai. Bilan : trois morts. Deux membres d’équipage tombent malades, évacués aux Pays-Bas. Huit cas suspects au total.

Le navire, lui, continue sa route vers les Canaries. Les autorités espagnoles hésitent. Les dockers de Tenerife menacent de faire grève. « Le gouvernement n’aurait pas dû accepter. Pourquoi ils vont débarquer aux Canaries ? », s’inquiète un habitant. Finalement, le navire reste au large. Aucun contact avec la population locale. Les passagers — 23 nationalités — seront débarqués sous surveillance médicale.

Hantavirus : un virus méconnu mais mortel

L’hantavirus des Andes est connu depuis les années 1990. Il est le seul hantavirus capable de se transmettre d’homme à homme. Les autres sont uniquement transmis par les rongeurs. « Cet hantavirus est présent principalement en Argentine et au Chili, avec une espèce de rongeurs qui est vraiment uniquement présente sur ces territoires », explique Antoine Lavergne, responsable du laboratoire associé au Centre national de référence des hantavirus à l’Institut Pasteur de Guyane.

Le taux de mortalité ? 30 à 50 %. Soit 80 fois supérieur à celui du Covid. « C’est très élevé pour une maladie virale », note Nicolas Berrod, journaliste santé au Parisien. L’incubation dure de une à huit semaines. L’aggravation est brutale, au cinquième ou sixième jour. « En quelques heures, il peut y avoir une détresse respiratoire avec une détresse cardiaque qui va nécessiter une prise en charge en réanimation », précise le professeur Anne-Claude Crémieux, infectiologue.

Pas de vaccin. Pas de traitement spécifique. Seuls des soins intensifs peuvent sauver les patients. « De la recherche est faite », ajoute Berrod.

Le cluster le plus documenté remonte à 2020 en Argentine : 34 cas, 11 décès. Une fête d’anniversaire. Le taux de reproduction estimé à 2,12 — supérieur à celui de la grippe. « Un malade contamine environ 2,12 personnes », rapporte Aurélie Goutard, grand reporter. Mais ce taux est atteint dans des environnements confinés et avec des charges virales élevées. « Tout le monde n’est pas un super-diffuseur », nuance Lavergne.

Retenez ce détail : le virus se transmet par gouttelettes et contacts rapprochés. Pas par aérosols comme le Covid. « Il faut des contacts physiques très rapprochés », insiste Anne Sénéquier, médecin et codirectrice de l’Observatoire de la santé mondiale de l’Iris.

La course contre la montre : traçage, rapatriement, tensions

L’OMS a lancé une enquête épidémiologique mondiale. Treize pays sont concernés. Les cas contacts sont tracés à Singapour, en Angleterre, aux Pays-Bas. « Il y a des enquêteurs spécialisés qui sont en train d’aller faire des prélèvements un peu partout pour retrouver leur trace, y compris dans les avions, les bateaux, le sol européen », explique Aurélie Goutard.

Les cinq Français à bord sont en cours de rapatriement. « Ils vont devoir rentrer à leur pays. Il y aura des protocoles sanitaires dans chaque pays. On va sûrement leur demander de prendre toutes les précautions », indique Nicolas Berrod. Leur destination finale en France n’est pas encore connue.

Mais la coordination est compliquée. L’Argentine a quitté l’OMS, comme les États-Unis sous Trump. « On peut douter de sa capacité à avoir un regard juste et médical », s’inquiète Goutard. Les autorités locales d’Ushuaia rejettent la responsabilité : « Ça ne peut pas venir de chez nous. »

Le navire, lui, reste au large de Tenerife. Les passagers asymptomatiques sont surveillés. « Au moindre symptôme, il faut les isoler dans un hôpital et leur assurer le meilleur soin possible », rappelle le professeur Crémieux. La période de surveillance maximale est de 40 jours après le dernier contact avec une personne infectée.

Chikungunya : la France face à une explosion des cas

Pendant ce temps, la France métropolitaine fait face à une autre menace. L’été 2025 a battu tous les records : 809 cas autochtones de chikungunya. Contre un seul l’année précédente. « C’est exceptionnel. Ça n’était jamais arrivé », souligne le professeur Crémieux.

Le moustique-tigre est désormais implanté dans 83 départements. Il transmet aussi la dengue et le Zika. « L’année dernière, on a connu une très grande épidémie à La Réunion. Ça a favorisé l’importation de cas et l’introduction du virus sur le territoire », explique Crémieux. La chaleur a favorisé la pullulation des moustiques.

La France est entrée en surveillance renforcée. Déclaration obligatoire de tous les cas. Démoustication autour de chaque foyer. « S’il y a un cas, il va falloir faire de la démoustication autour pour éviter qu’il y ait une transmission par l’intermédiaire des moustiques », précise Crémieux.

Deux vaccins existent contre le chikungunya. L’un a été suspendu pour les personnes âgées en raison d’effets indésirables trop sévères. L’autre est accessible dans les territoires ultramarins.

États-Unis : le retour de la rougeole et la défiance vaccinale

Outre-Atlantique, la situation est alarmante. L’administration Trump a retiré six vaccins de la liste des recommandations pour les enfants. Résultat : la rougeole, éradiquée aux États-Unis en 2000, est réapparue. Trois morts en 2025. Des épidémies au Texas, en Caroline du Sud.

« Avant, je ne voyais presque pas de familles réticentes à faire vacciner leur enfant. Maintenant, j’en ai deux ou trois chaque semaine », témoigne une pédiatre de Géorgie, présidente de l’académie de pédiatrie de l’État. « Les vaccins peuvent causer des maladies chroniques », a déclaré Donald Trump. « On a beaucoup de données et d’études sur ça. »

Le CDC a perdu toute crédibilité. « Les avis que nous recevons du CDC ne sont plus audibles. On ne leur fait plus confiance », déplore le professeur Crémieux. Les États américains s’appuient désormais sur les recommandations des associations médicales plutôt que sur celles du gouvernement fédéral.

« C’est déchirant de voir à quel point nos dirigeants ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre les effets dévastateurs d’un tel retour en arrière », ajoute la pédiatre. Le ministère de la Santé a limogé plus d’une quinzaine d’experts en politique vaccinale. « Vous les avez remplacés par des antivax et des adeptes des théories du complot », accuse-t-elle.

Seuls 63 % des Américains font encore confiance aux vaccins contre les maladies graves. Chez les partisans de Trump, à peine la moitié.

Et Jeffrey Epstein ?

En toute fin d’émission, une phrase : « La publication de la présumée lettre de suicide de Jeffrey Epstein. » Aucun détail supplémentaire dans le transcript. Pas de contenu, pas de date, pas de réaction. Juste cette annonce. Le Dossier ne peut pas en dire plus. L’affaire Epstein a déjà fait l’objet d’articles précédents dans ce dossier. Mais sur ce point précis, le transcript ne fournit aucun fait exploitable.

Sources :

  • Article du Parisien (Nicolas Berrod)
  • Institut Pasteur (Antoine Lavergne)
  • Organisation mondiale de la santé (OMS)
  • Témoignages de passagers français
  • Centre national de référence des hantavirus (Guyane)
  • CDC (Centers for Disease Control and Prevention)
  • Académies de médecine américaines
  • Séquençage génomique par des scientifiques sud-africains

📰Source :youtube.com

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