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Croisière cauchemar : hantavirus tue 3 passagers, 5 Français otages de l'Atlantique

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-05-05
Illustration: Croisière cauchemar : hantavirus tue 3 passagers, 5 Français otages de l'Atlantique
© YouTube

Trois morts, un navire fantôme au large du Cap-Vert

6 avril 2026. Un homme néerlandais de 70 ans monte à bord du Hondius à Ushuaïa, en Argentine. Le voyage de rêve commence, direction trois semaines de croisière le long des côtes de l’Afrique de l’Ouest, avec une escale prévue au Cap-Vert le lundi 4 mai. Il n’accostera jamais.

Cinq jours après le départ, l’homme présente des symptômes. Fièvre, maux de tête, diarrhée légère — rien d’alarmant, pense-t-on. Mais son état se dégrade brutalement. Le 11 avril, il meurt à bord. Son corps est débarqué à Sainte-Hélène, perdue au milieu de l’Atlantique Sud. Son épouse, 69 ans, tombe malade à son tour. Évacuée vers l’Afrique du Sud, elle y décède quelques jours plus tard. Samedi dernier, un troisième passager rend l’âme sur le navire. Un Britannique est en état critique, évacué lui aussi vers l’Afrique du Sud.

Aujourd’hui, l’OMS recense deux cas confirmés de hantavirus et cinq cas suspects encore à bord. Mais la réalité est peut-être pire : les symptômes gastro-intestinaux signalés par d’autres passagers pourraient cacher une contamination plus large. Le navire, un bâtiment de luxe de la compagnie Oceanwide Expeditions, transporte 23 nationalités différentes. Cinq Français sont parmi eux. Leurs familles, chez elles, ne dorment plus.

Voilà.

Arrivé au large du Cap-Vert lundi, le Hondius demande l’autorisation d’accoster. Le ministère de la santé cap-verdien refuse. Motif officiel : « protéger la santé publique ». Traduction : personne ne veut d’un bateau contaminé à quai. Le navire reste en rade, à quelques encablures des côtes. Mardi, l’Espagne évalue une possible escale aux Canaries. Mais les autorités sanitaires espagnoles précisent : « Cette décision reste en cours d’évaluation. Rien n’est validé. » (Autorités sanitaires espagnoles, 5 mai 2026)

Pendant ce temps, la compagnie — dont le nom complet n’a toujours pas été officiellement communiqué — se contente d’un communiqué laconique : « Des précautions strictes ont été mises en place à bord avec des mesures d’isolement et des protocoles d’hygiène. » Aucun détail. Aucun nom. Aucune explication sur la gestion des premiers cas.

Hantavirus : le tueur silencieux que l’on croyait cantonné aux rongeurs

Le hantavirus, une maladie exotique ? Pas du tout. Connu depuis des décennies, principalement en Amérique, en Asie et en Europe. Il se transmet par les rongeurs sauvages — rats, souris, campagnols. On l’attrape en inhalant des particules de leurs excréments, en touchant des surfaces contaminées, plus rarement par morsure. Les symptômes ressemblent à une grippe : fièvre, fatigue, douleurs musculaires. Mais dans sa forme la plus grave — le syndrome pulmonaire à hantavirus — il tue jusqu’à 40 % des patients. (CDC, données 2025)

Ce qui rend cette épidémie unique, c’est le lieu : un navire de croisière, milieu clos, confiné, où des centaines de personnes partagent l’air, les cabines, les repas. Et surtout, le mode de transmission suspecté.

L’OMS a annoncé qu’elle enquête sur une possible transmission interhumaine. Le virus des Andes, une souche extrêmement rare, est le seul hantavirus capable de passer d’homme à homme. Jusqu’ici, il n’avait été observé que dans des foyers familiaux en Argentine et au Chili. Jamais sur un bateau. Jamais avec 149 personnes à bord — oui, vous avez bien lu.

« Cela nécessite des contacts étroits et prolongés », rassurent les scientifiques. Mais sur un navire de croisière, les contacts sont précisément étroits et prolongés. Cabines exiguës, restaurants communs, activités collectives. Le terreau idéal.

Le scénario ? Glaçant.

Le couple néerlandais — l’homme décédé le 11 avril, son épouse évacuée puis morte — constitue le premier faisceau d’indices. L’épouse a été contaminée par son mari ? Par un rongeur ? Par une source commune ? Les tests en cours devront trancher. Mais les autorités sanitaires prennent l’hypothèse très au sérieux. Au point que l’Espagne, qui évalue l’accueil aux Canaries, exige des garanties strictes : isolement total des malades, protocole de débarquement, suivi épidémiologique de tous les passagers.

Cinq Français dans la nasse : que fait la France ?

Cinq Français. À bord. Terrifiés. Leurs noms n’ont pas été divulgués. Leurs familles, contactées par Le Dossier, refusent de parler — peur des représailles, peur de la compagnie, peur de l’inconnu. Mais une source proche du dossier confie : « Ils sont terrifiés. Ils ne savent pas quand ils pourront rentrer. Ils ne savent même pas s’ils sont contaminés. »

Le ministère français des Affaires étrangères a été saisi. Que fait-il ? Officiellement, « la cellule de crise est activée ». Concrètement ? Rien de visible. Aucune déclaration publique, aucune demande officielle auprès du Cap-Vert ou de l’Espagne. Pas de liaison directe avec la compagnie.

Pendant ce temps, le navire continue de dériver. Les passagers sont confinés dans leurs cabines. Les repas sont livrés. Les malades sont isolés dans une zone réservée. Mais les questions s’accumulent.

Pourquoi le navire n’a-t-il pas fait demi-tour après le premier décès ? Il était alors à proximité de Sainte-Hélène. Pourquoi ne pas avoir débarqué tous les passagers à ce moment-là ? La compagnie a-t-elle minimisé les risques ? A-t-elle attendu que la situation devienne incontrôlable ?

Le Dossier a posé ces questions à Oceanwide Expeditions. Le service communication n’a pas répondu. Pas un mot. Pas un communiqué supplémentaire. Pas de conférence de presse.

Les familles françaises, elles, comptent les jours.

Cap-Vert refuse, Espagne tergiverse : l’odyssée de l’abandon

Le Cap-Vert a dit non. Net. Le ministre de la santé a invoqué « la nécessité de protéger la santé publique ». Compréhensible. Mais ce refus a transformé le navire en bombe à retardement. Chaque jour qui passe augmente le risque de propagation à bord. Les malades ne peuvent pas être évacués. Les corps des trois défunts sont toujours à bord, conservés dans la morgue du navire.

L’Espagne, elle, hésite. Les Canaries sont à moins de 1 500 kilomètres. Mais les autorités sanitaires espagnoles exigent des garanties. Que faire des passagers ? Les débarquer tous ? Les mettre en quarantaine ? Où ? Combien de temps ? Qui paie ?

La compagnie, elle, ne propose rien.

Cette situation met en lumière un vide juridique : aucun traité international n’oblige un pays à accueillir un navire en détresse sanitaire. Chaque État décide souverainement. Résultat : le Hondius est devenu un vaisseau fantôme, rejeté par tous, abandonné par son propriétaire.

La comparaison avec le Covid-19 est tentante. L’OMS s’en défend : « Il n’y a aucune raison de céder à la panique. Ce n’est pas comparable avec le Covid. » (Déclaration OMS, 4 mai 2026) Certes. Mais le précédent du Diamond Princess, en 2020, où plus de 700 passagers avaient été contaminés à bord d’un navire de croisière, rappelle que la promiscuité est une alliée redoutable des virus.

Compagnie de croisière : silence radio, questions sans réponse

Qui est responsable ? Oceanwide Expeditions, propriétaire du Hondius. Une entreprise néerlandaise spécialisée dans les croisières d’expédition vers les pôles et les régions reculées. Elle vante des voyages « hors des sentiers battus ». Hors des sentiers battus ? Oui, mais aussi hors de portée des secours.

Le navire a quitté Ushuaïa début avril avec 149 personnes à bord. Il devait longer l’Afrique de l’Ouest, faire escale au Cap-Vert, puis remonter vers l’Europe. Le premier décès survient le 11 avril. La compagnie ne modifie pas l’itinéraire. Pourquoi ? Les procédures sanitaires prévoient-elles un plan d’urgence en cas de maladie infectieuse ? Combien de temps faut-il pour obtenir un test de hantavirus ? Où ont été effectués les tests ?

Autant de points que la compagnie refuse d’éclaircir.

Des précédents existent. En 2019, un navire de la même compagnie avait connu une épidémie de norovirus. En 2022, un autre bâtiment avait dû être mis en quarantaine au Groenland pour une suspicion de grippe aviaire. À chaque fois, la communication a été minimisée.

Aujourd’hui, c’est du hantavirus. Un virus qui tue. Un virus qui, peut-être, se transmet entre humains. Et la compagnie se tait.

Les familles des victimes, elles, ne se taisent pas. Elles réclament des comptes. L’avocate d’une famille néerlandaise (dont le nom n’a pas été divulgué) a annoncé son intention de porter plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui ». En France, aucune action en justice n’a été engagée pour l’instant. Mais cela pourrait venir.

Leçons d’une crise : pourquoi ce n’est pas un nouveau Covid (mais ça aurait pu l’être)

L’OMS insiste : le hantavirus n’est pas le Covid. Vrai. Il ne se propage pas par aérosols légers. Il nécessite des contacts prolongés. Le risque pandémique est quasi nul. (OMS, 4 mai 2026)

Mais c’est un avertissement.

Le monde est devenu plus petit. Les voyageurs se déplacent vite et loin. Un virus émerge dans une région reculée, embarque sur un navire, traverse l’Atlantique en dix jours. Si le hantavirus des Andes avait été

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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