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La Cocarde Étudiante : le récit des violences dans les facs françaises

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-07-09
Illustration: La Cocarde Étudiante : le récit des violences dans les facs françaises
© YouTube

Un matin devant Tolbiac

Cutter, chaîne en fer. Des témoins décrivent des scènes qui se répètent. Selon les témoignages recueillis par Valeurs Actuelles, des militants ont été agressés lors d'une période électorale étudiante à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, sur le site de Tolbiac. « C’est à ce moment-là que certains d’entre eux ont sorti notamment un cutter », raconte l'un d'eux. Un autre rapporte l’usage d’une chaîne en fer.

Les agresseurs portent cagoules et masques. « Bien sûr, c’est préparé, ils sont cagoulés, masqués », insiste le même militant. La police intervient. La sécurité de la fac, selon le témoignage, n’a pas bougé.

Toulouse. Un militant explique avoir été suivi jusqu’à son domicile. « Ils l’ont passé à tabac à coups de poing américain, lui ouvrant le crâne. » Selon la source, les auteurs ont été condamnés — pour possession de drogues et d’armes.

Albi. Même scénario : un militant poursuivi jusque chez lui. Les agresseurs, dit-on, ont écopé de sursis.

Nantes. Des militants de La Cocarde rendent hommage à la jeune Lola. Des antifas les attaquent à coups de torche pyrotechnique et de poing. « Ils n’ont aucun respect, aucune espèce de pitié », témoigne un participant. Des plaintes sont déposées. Les auteurs poursuivis par la justice, selon le témoignage.

Saint-Denis. Un individu sort une arme à feu lors d’un tractage. Les militants, raconte-t-on, doivent le maîtriser eux-mêmes, lui retirer son pistolet. La police arrive. Mais le directeur de l’université refuse son intervention.

Au-delà des coups, une pression quotidienne

La vidéo de Valeurs Actuelles donne longuement la parole à des militants. Ils décrivent un système de harcèlement qui dure.

« Il y a une mise à mort sociale », explique l’un d’eux. Exclusion des groupes de promo, des projets collectifs, rumeurs diffusées. Des étudiants de droite sont ostracisés. Parfois contraints à l’autocensure. « Ne parle pas sinon c’est ça qui va t’arriver », résume un militant.

Selon les témoignages, des associations étudiantes — Solidaires Étudiant-e-s, Le Poing Levé, la Jeune Garde — se partagent des listes de militants de droite. « Il y a un maillage territorial associatif par l’extrême gauche qui est extrêmement important », affirme un responsable. Les informations sur les horaires de cours, les déplacements des cibles circulent.

Un étudiant raconte : pendant cinq ans, on l’a attendu à la sortie des cours, menacé. « Pendant cinq ans, ils allaient échanger sur mes horaires, mes allées et venues, comment j’étais habillé. » Il a fini par devenir provoquant. « Puisque personne ne veut parler dans ces écoles, je vais le faire. »

Un nom qui revient : Quentin

Les témoins font le lien avec la mort de Quentin, étudiant tué à Lyon. Un membre de la Jeune Garde, Dimitri Vanul, est mis en cause dans ce décès. Selon la source, le même Dimitri Vanul avait été identifié par des militants de La Cocarde comme l’un de leurs agresseurs.

📰Source :www.youtube.com

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