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JusticeÉpisode 44/26

Affaire Liana : questions sur le traitement des plaintes pour violences sur enfants

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-06-13
Illustration: Affaire Liana : questions sur le traitement des plaintes pour violences sur enfants
© YouTube

L'émotion, puis les questions

L'onde de choc de la mort de Liana est nationale. Le sénateur le dit d'emblée : « nos premières pensées vont naturellement à la famille et aux proches ». Il enchaîne : « nous ne saurions nous en tenir là ». Les autorités ont ouvert une enquête administrative pour déterminer les responsabilités individuelles. Mais le sénateur recentre le débat — sur la phase préparatoire, en amont du parquet. « La plainte étant à la racine de la procédure », insiste-t-il.

Un système sans pilotage

Le ministre de l'Intérieur est interrogé le premier. Comment les remontées d'information sur les plaintes pour violences faites aux enfants sont-elles opérées ? Comment priorise-t-on les enquêtes préliminaires ? Et comment s'assurer que le service destinataire est immédiatement alerté sur la sensibilité du dossier ?

Puis le sénateur se tourne vers le garde des Sceaux. En janvier 2025, une circulaire demandait aux parquets de prioriser les affaires de violence faites aux enfants. Mais comment vérifie-t-on son application ? Le sénateur ne mâche pas ses mots : « Dès lors qu'un objectif de politique pénale est fixé, il appartient à l'autorité responsable de mettre en place les indicateurs pertinents pour mesurer en temps réel l'action effective des services. »

70 000 plaintes : la mobilisation jusqu'au 14 juillet

Le chiffre est tombé : 70 000 plaintes en attente de traitement. Le garde des Sceaux a annoncé une mobilisation générale des magistrats — traiter l'ensemble d'ici le 14 juillet. Il cite même la circulaire : « les magistrats ne partiront pas en vacances tant que les dossiers n'auront pas été examinés ». Question du sénateur : « Au retour de vacances, que se passera-t-il ? Comment éviter la reconstitution du stock d'affaires de violence faites aux enfants non traités sur lesquels le garde des Sceaux n'a pas de visibilité ? » Et pourtant.

L'absence d'outils de pilotage

« Disposez-vous d'outils pour le savoir ? Et sinon, comment expliquez-vous ne pas disposer d'un tel outil de pilotage ? » Simple, presque brutal. Le sénateur attend une réponse.

Une affaire qui dépasse le cas individuel

Il prend soin de distinguer les dysfonctionnements individuels — ceux de l'enquête administrative — du problème systémique. « Ce n'est donc pas aujourd'hui le moment de revenir sur ces dysfonctionnements individuels éventuels. » Puis : « Ici, messieurs les ministres, dont nous devons parler, c'est bien la façon dont le fonctionnement des services est organisé pour éviter toute défaillance. »

Il ajoute : « On ne saurait se limiter à ce que les textes prévoient. Il faut s'attacher au fonctionnement réel des services constatés au quotidien. » Voilà.

Les questions qui restent

Le transcript s'arrête avant les réponses. Le ministre de l'Intérieur prend la parole, exprime « toute l'émotion qui est la nôtre » et son « désir de faire toute la lumière ». Mais les réponses, elles, n'ont pas encore été entendues.

Sources

  • Audition parlementaire (transcript de la séquence diffusée par Contrechamp politique)
  • Circulaire de janvier 2025 du garde des Sceaux

📰Source :youtube.com

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