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PolitiqueÉpisode 14/12

Incendies en Gironde : Edwige Diaz accuse le gouvernement d'inaction

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-08-04
Illustration: Incendies en Gironde : Edwige Diaz accuse le gouvernement d'inaction
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Le chiffre qui accuse

Le 22 juillet 2026, un départ de feu est signalé à Saumos, en Gironde. Bilan : plus de 240 maisons détruites.

Invitée de France Inter le 4 août 2026, Diaz tranche : « Je pense vraiment que ces drames étaient évitables. » Pourquoi ? « Aucune leçon n'a été tirée de 2022. » Elle rappelle les promesses d'Emmanuel Macron après les grands feux de 2022 : renouvellement de la flotte aérienne, construction d'une base de sécurité civile à Mont-de-Marsan. Des promesses restées lettre morte, selon elle.

Le gouvernement rétorque que le budget de la sécurité civile a augmenté. « Oui mais pas suffisamment », coupe-t-elle. « Sinon on n'en serait pas à déplorer autant d'évacuations et autant de sinistres. »

Un rapport de 2010 alertait déjà sur la vulnérabilité de la Gironde aux incendies — selon la source. « Qu'est-ce qui a été fait depuis ? Rien du tout », assène la députée.

Le vote qui gêne

Mais une contradiction la rattrape. En janvier dernier, elle a voté contre un amendement de gauche visant à augmenter une taxe sur les assurances pour financer les SDIS. Pourquoi ce choix ?

« Merci de me donner la parole sur ce sujet pour démonter cette fake news », répond Diaz. « Nous ne souhaitons pas augmenter la fiscalité sur les Français. Nous avons déposé une proposition de loi pour améliorer le financement des SDIS — ne pas augmenter la taxe mais opérer une meilleure clé de répartition. »

Problème : sa proposition de loi n'a jamais été inscrite à l'ordre du jour. « Rejetée à la fois par le bloc central et par la gauche », précise-t-elle.

Et l'argent dans tout ça ? « Notre contre-budget de l'année dernière faisait état de 36 milliards d'euros d'économie », affirme Diaz. « En France, il y a de l'argent. Les Français payent suffisamment d'impôts. C'est juste que cet argent est mal réparti. »

Changement climatique : le RN change-t-il de discours ?

Sur le fond, Diaz ne conteste pas le changement climatique. « On ne l'a jamais contesté », assure-t-elle, dénonçant un « faux procès ». Elle insiste sur le rôle des agriculteurs et des rétentions d'eau pour irriguer les sols et stopper les incendies.

Sauf que son collègue Thomas Ménager, en 2023, qualifiait les experts du GIEC d'« alarmistes ». Interrogée sur ce point, Diaz esquive : « Thomas Ménager s'est largement réexprimé sur le sujet. Il a dit ça une seule fois à votre micro, vous le redites à chaque fois. » Voilà.

Crise de Ceuta : 60 000 migrants en quelques heures

Deuxième acte de l'interview : la crise migratoire à Ceuta. Le 30 juillet 2026, 60 000 migrants arrivent en quelques heures dans l'enclave espagnole.

Diaz monte au créneau. « Pedro Sánchez est responsable de cet appel d'air », accuse-t-elle. « Il fait le jeu des passeurs. » Elle soutient la pétition d'Éric Ciotti pour « réserver la libre circulation de l'espace Schengen aux nationaux de l'Union européenne » et instaurer des contrôles aux frontières espagnoles.

Le journaliste lui oppose les chiffres de l'agence européenne Frontex : les arrivées irrégulières en Europe ont baissé de 40 % sur les quatre premiers mois de l'année. « Pardon, mais nous avons en France entre 600 000 et 900 000 clandestins », rétorque Diaz. « Je n'ai pas l'impression qu'il y ait une baisse de l'immigration clandestine dans notre pays. »

Le Maroc, l'UE et les 2 milliards d'euros

Diaz pointe aussi le rôle du Maroc. L'Union européenne lui a attribué 2 milliards de subventions entre 2021 et 2025 — dont 200 millions dédiés à la gestion migratoire. « Si le Maroc n'a pas rempli son contrat, il faudra suspendre les financements européens », tranche-t-elle.

Xenia Fedorova : l'embarras du RN

Dernier sujet : l'arrêté d'expulsion visant la chroniqueuse russe pro-Kremlin Xenia Fedorova. Diaz refuse de commenter. « Je n'ai pas été dans le détail », élude-t-elle. « J'ai été très prise par la question des incendies en Gironde. »

Le journaliste insiste : Thierry Mariani, eurodéputé RN, a dénoncé une censure. « On fait taire une des rares voix dissonantes », a-t-il déclaré. Diaz botte en touche. « Je ne vais pas faire d'ingérence. »

📰Source :youtube.com

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