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Faits diversÉpisode 19/9

« Je voulais juste la faire taire » : il étrangle sa femme, la découpe – et soutient que c’était un accident

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-07-09
Illustration: « Je voulais juste la faire taire » : il étrangle sa femme, la découpe – et soutient que c’était un accident
© Sora Shimazaki / Pexels

Accroche

« Je voulais juste la faire taire. » Cette phrase, prononcée par Lakhdar Matoug, résume l'horreur. Il est jugé pour avoir étranglé sa femme, Assia Matoug, 46 ans, mère de leurs trois enfants. Puis il a découpé son corps. Il dit que c'était un accident. La justice en doute. L'autopsie parle d'hématomes et d'ecchymoses – des violences antérieures.

Le procès a débuté lundi 6 juillet 2026 au palais de justice de Paris. Il doit s'achever ce jeudi 9 juillet. L'accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité, selon l'AFP, reprise par Midi Libre, notre unique source pour ce fait divers.

Les faits

Les faits remontent à février 2023. Le corps démembré d'Assia Matoug est retrouvé en plusieurs endroits. Des sacs abandonnés dans le parc des Buttes-Chaumont, à Paris. D'autres sur une friche industrielle de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. (oui, vous avez bien lu) L'horreur est méthodique.

Selon Midi Libre, Lakhdar Matoug a reconnu les gestes. Il a étranglé son épouse « pour la faire taire ». Il l'a ensuite découpée « méthodiquement », confirment les expertises médicales. Puis il a dissimulé les parties du corps dans plusieurs sacs.

Mais il assure n'avoir jamais voulu la tuer. Ni lui faire du mal. Il invoque une dispute liée aux finances du couple. Un geste qui aurait mal tourné. « Un accident », répète-t-il.

La thèse de l'accident est pourtant contredite par les éléments médico-légaux. L'autopsie a révélé de nombreux hématomes et ecchymoses sur le corps de la victime. Elle aurait subi plusieurs violences avant de mourir. L'instruction a conclu à une mort par strangulation, suivie d'un démembrement décrit comme « méthodique ». Un geste qui ne s'improvise pas.

Après le drame, l'accusé a signalé la disparition de son épouse. Il a fait croire à leurs enfants qu'elle dormait encore dans le salon. Puis il a abandonné les sacs. Ce n'est que plus tard que les restes ont été découverts.

Le contexte

Les questions restent sans réponse. Pour l'instant. Que sait-on de l'accusé ? Lakhdar Matoug a 53 ans. Il vivait avec Assia Matoug, 46 ans. Le couple avait trois enfants.

Selon les déclarations rapportées par Midi Libre, la dispute portait sur l'argent. Rien de plus, à ce stade. Les circonstances exactes de la mort restent floues. La version de l'accusé est la seule disponible. Mais les preuves matérielles – l'autopsie, le démembrement – pèsent lourd.

La famille de la victime, constituée partie civile, rejette fermement la thèse de l'accident. Elle attend la vérité. Le procès doit permettre de faire la lumière.

Il faut le rappeler : à ce jour, seule une source – Midi Libre, qui cite l'AFP – couvre cette affaire. Les informations sont donc à prendre avec prudence. Aucune autre confirmation indépendante n'est disponible.

Le traitement judiciaire

Le procès se tient devant la cour d'assises de Paris. Il a commencé le lundi 6 juillet 2026. Il doit s'achever ce jeudi 9 juillet. La durée est courte – quatre jours – pour un crime aussi grave.

Lakhdar Matoug encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Il est jugé pour meurtre sur conjoint. La qualification est aggravée par les circonstances : préméditation ? L'instruction n'a pas retenu ce terme, mais le démembrement « méthodique » suggère une organisation.

L'accusé a été mis en examen et placé en détention provisoire depuis 2023. Il comparaît libre ? Non, les informations ne le précisent pas. Mais il est présent à l'audience.

La défense va plaider l'absence d'intention de donner la mort. Un accident lors d'une dispute. Mais l'autopsie contredit cette thèse. Les expertises médicales montrent des violences répétées. « Plusieurs violences avant sa mort », écrit Midi Libre.

Les jurés devront trancher. La question est simple : y a-t-il eu volonté de tuer ? Ou bien un geste malheureux, suivi d'une panique qui a conduit au démembrement ? La suite est édifiante.

Le verdict est attendu ce jeudi soir.

Ce que ça dit de la France

Ce fait divers, tragique, dépasse le seul récit judiciaire. Il dit quelque chose de notre société. Rapport à la violence conjugale – d'abord. Chaque année, des dizaines de femmes meurent sous les coups de leur conjoint. Les chiffres officiels tournent autour de 120 à 150 féminicides par an. Celui-ci en est un de plus. Mais avec une particularité : le démembrement, la dissimulation, le mensonge aux enfants.

Il dit aussi la difficulté de protéger les victimes. Assia Matoug présentait des hématomes anciens. A-t-elle signalé des violences ? A-t-elle été entendue ? On ne le sait pas encore. Mais les expertises montrent qu'elle n'était pas morte sur un coup de chaleur.

Il révèle une tension entre la parole de l'accusé et la vérité scientifique. Un phénomène récurrent dans les affaires de violences conjugales. L'accident devient un argument de défense. L'autopsie le contredit. Mais combien de fois la justice peine-t-elle à établir la réalité des faits ?

Enfin, ce drame s'inscrit dans un territoire – la région parisienne. Les Buttes-Chaumont, Bobigny. Des lieux publics où des sacs ont été abandonnés. Une indifférence glaçante. Comme si le corps pouvait disparaître dans la ville.

Il ne faut pas généraliser. Les faits divers ne font pas une sociologie. Mais celui-ci, par sa violence et sa froideur, interroge. Le procès en cours est l'occasion de regarder en face ce que la société française refuse souvent de voir : la violence domestique n'est pas un accident. C'est un crime, trop souvent tu.

Sources

  • Midi Libre, avec AFP – « "Je voulais juste la faire taire" : il étrangle sa femme, la découpe en morceaux… et soutient que c'était un accident », publié le 9 juillet 2026.

📰Source :www.midilibre.fr

Par la rédaction de Le Dossier

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