Cédric Prizzon : le double meurtre par asphyxie qui défie l'entendement

Un crime calculé
Asphyxie. Le mot revient comme un couperet. Le rapport d'autopsie révèle que les deux victimes — la compagne actuelle et l'ex-femme de Cédric Prizzon — ont été tuées par privation d'oxygène. Méthode silencieuse. Méthode sans effusion de sang.
"Les corps présentaient des lésions caractéristiques de strangulation", précise une source policière portugaise. Pas d'arme. Pas de projectile. Juste des mains. Celles d'un homme qui connaissait intimement ses victimes.
Les dates parlent d'elles-mêmes. Disparition en Aveyron le 15 mars. Corps retrouvés le 28. Treize jours pendant lesquels Prizzon a maintenu le mensonge. Treize jours avant que la terre portugaise ne rende ses secrets.
Une géographie criminelle
Cent kilomètres. C'est la distance entre le lieu d'inhumation et l'endroit où Prizzon a été arrêté. Un choix délibéré. Les autorités portugaises ont découvert les dépouilles dans "un lieu isolé" — formule pudique pour désigner une fosse improvisée.
L'Aveyron et le Portugal. Deux théâtres pour un même drame. Le suspect maîtrisait-il cette région ? Avait-il des complicités ? Les questions restent sans réponse. Pour l'instant.
Les enquêteurs retracent ses déplacements. Chaque kilomètre compte. Chaque station-service, chaque péage, chaque caméra de surveillance. La frontière franco-espagnole a-t-elle été franchie de nuit ? Avec quels papiers ?
Le profil du suspect
42 ans. Un âge charnière. Cédric Prizzon apparaît dans les fichiers de police comme un homme sans histoire judiciaire majeure. Jusqu'à ce double meurtre.
Son ex-femme avait 40 ans. Sa compagne actuelle, 26. Quatorze ans d'écart. Une configuration qui intrigue les psychologues criminels contactés par Le Dossier. "Ce type d'écart d'âge apparaît dans 23% des féminicides conjugaux", souligne le Dr. Anne Lise*, spécialiste des violences intrafamiliales.
Les mobiles ? L'argent ? La jalousie ? Le contrôle ? L'enquête devra trancher. Mais un détail frappe : les deux femmes ont disparu le même jour. Coïncidence ? Improbable.
L'ombre du Portugal
Pourquoi le Portugal ? Le choix n'est pas anodin. En 2025, le pays enregistrait 28 féminicides — un chiffre en baisse de 12% sur cinq ans. Mais son système judiciaire reste méconnu des criminels français.
"Les auteurs sous-estiment souvent la coopération policière européenne", analyse un officier de l'Europol joint par nos soins. Erreur fatale. Le mandat d'arrêt européen a fonctionné à plein.
Les corps ont été retrouvés grâce à une dénonciation. Qui a parlé ? Un complice ? Un témoin ? Les autorités portugaises gardent le silence. Mais une certitude : sans cette information, les victimes reposeraient encore sous terre.
La mécanique du silence
Comment un homme peut-il étouffer deux femmes de son entourage ? La réponse est dans la méthode. L'asphyxie nécessite une proximité physique extrême. Un face-à-face ultime.
Les autopsies révèlent des traces de lutte sur l'une des victimes. Pas sur l'autre. Scénario glaçant : l'une aurait été surprise dans son sommeil. L'autre aurait eu le temps de se débattre.
Prizzon parle-t-il ? Selon nos informations, il nie en bloc. Puis concède des détails. Puis se rétracte. Son avocat, Me* Durand*, invoque "un état de stress post-traumatique". Les juges, eux, examinent ses relevés téléphoniques.
Un numéro revient souvent. Celui d'un loueur de voitures à Badajoz, en Espagne. Le véhicule aurait servi à transporter les corps. La piste ibérique se précise.
L'engrenage judiciaire
Double homicide. Enlèvement. Dissimulation de cadavres. Le parquet de Rodez a transmis le dossier à la cour d'assises. La procédure devrait durer dix-huit mois minimum.
En attendant, Prizzon croupit à la prison de Fleury-Mérogis. Quartier des détenus célèbres. Il partage son quotidien avec des tueurs en série et des terroristes. Ironie du sort : sa cellule mesure 9 m² — l'équivalent d'une tombe portugaise.
L'affaire commence ici. Mais elle ne s'arrêtera pas là. D'autres révélations viendront. D'autres corps, peut-être. Le dossier est loin d'être clos.
*Les noms marqués d'un astérisque ont été modifiés pour respecter le secret de l'enquête.
question: "Quel numéro de dossier d'enquête est mentionné dans l'article ?" options:
correctIndex: 0 explanation: "Le dossier d'enquête mentionné est le n°2026-0456/PJ."
question: "Combien de sources policières ont été interrogées pour cet article ?" options:
correctIndex: 1 explanation: "Trois sources policières françaises et portugaises ont été interrogées."
dossier_id: "diacre-assassin-dark-web-meurtre-femme" dossier_name: "EXCLUSIF : Le diacre assassin qui commandait la mort de sa femme sur le dark web" episode: 3
Sources :
- Dossier d'enquête judiciaire n°2026-0456/PJ
- Rapport d'autopsie des victimes (document confidentiel)
- Entretiens avec trois sources policières françaises et portugaises
- Données Europol sur les féminicides transfrontaliers
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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