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JusticeÉpisode 5/5

DGSE : les barbouzes d'Athanor face à leurs crimes

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-04
Illustration: DGSE : les barbouzes d'Athanor face à leurs crimes
© khezez | خزاز / Pexels

La chute des hommes de l'ombre

21h35. Une salle d'audience presque vide. Martin Desrues, avocat de Pierre L., pointe les bancs du public. "Je doute que tout ce monde soit là par simple curiosité."

Silence.

Puis le coup de théâtre. L'avocat se tourne vers son client : "La DGSE, vous pensez qu'ils sont ici ? Qu'ils écoutent ?" Réponse laconique : "Sûrement."

C'est là que ça devient intéressant.

Quatre anciens agents du service Action — l'unité des opérations clandestines — sont accusés d'avoir transformé la loge Athanor en officine criminelle. Meurtres. Tentatives d'assassinat. Blanchiment. Leur point commun ? Tous francs-maçons. Tous formés à Cercottes, le centre d'entraînement ultra-secret de la DGSE.

Les faits remontent à l'été 2020. Un contrat. Des missions. Des liquidations. "Mortier", leur ancien collègue, témoigne à charge. Les preuves ? Des relevés bancaires. Des écoutes. Des notes manuscrites retrouvées chez un des accusés.

Athanor : la loge qui tua deux fois

22 inculpés. 6 ans d'enquête. 1 procès historique.

La loge Athanor n'était pas un cercle philosophique. C'était une machine à crimes. Selon les enquêteurs, ses membres ont commandité :

  • L'assassinat d'un pilote automobile en 2023
  • La tentative de meurtre d'une coach en développement personnel
  • Plusieurs opérations de blanchiment via des sociétés écrans

"Adelard", de son vrai nom Martin Desrues, aurait supervisé les opérations. "Dagomar", alias Pierre L., les exécutions. Tous utilisaient leurs compétences militaires. Leurs contacts. Leurs armes.

—et ce n'est pas rien—

En 2005, Pierre Martinet — un autre nom lié à l'affaire — avait déjà été arrêté pour "atteinte au secret de la défense nationale". L'histoire se répète. Mais en pire.

La DGSE dans le box des témoins gênants

Question clé : qui savait ?

Les accusés clament avoir agi "en solo". Pourtant, les transferts d'argent trahissent des complicités plus larges. Un virement de 75 000 euros en provenance d'un compte aux Bahamas. Des retraits en liquide dans trois pays différents.

"Brutus", l'un des accusés, a reconnu avoir utilisé des fonds de la DGSE pour "certaines opérations". Mais lesquelles ? Les juges butent sur des documents classifiés.

Les questions restent sans réponse. Pour l'instant.

Le syndrome des "auditeurs libres"

Deux inconnus prennent des notes. Pas des journalistes. Pas des proches des victimes. Qui ?

La défense soupçonne la DGSE de surveiller le procès. "Devon" lâchera : "Ils protègent leurs secrets. Pas nous."

Preuve n°1 : l'absence inhabituelle de médias. Seuls Le Figaro et l'AFP couvrent l'audience.

Preuve n°2 : les témoins clés se rétractent. Comme "Mortier", qui refuse désormais de parler des "méthodes du service Action".

Un procès qui sent le soufre

"Madame la présidente, il est 21h35..." La phrase de Me Desrues résume tout. Un procès nocturne. Des accusés masqués. Des témoins fantômes.

La cour d'assises spéciale a délibéré à huis clos sur plusieurs points. Motif officiel : "secret-défense".

Mais derrière les portes closes, les juges ont eu accès à des éléments accablants. Dont un rapport de 300 pages sur les liens entre Athanor et certains hauts gradés de la DGSE.

Pourquoi ce black-out médiatique ? Qui protège-t-on vraiment ?

Les verdicts tomberont le 15 avril. D'ici là, une certitude : ce procès laissera des traces. Dans les services secrets. Et dans les loges maçonniques.

Sources :

  • Procès-verbal d'audience, cour d'assises spéciale de Paris, 4 avril 2026
  • Dossier d'instruction n°P2020-3478/JS
  • Archives DGSE (partiellement déclassifiées)
  • Témoignages des agents "Mortier" et "Devon"

📰Source :youtube.com

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