DGSE : les secrets inavouables du procès Athanor

Quand les services dérapent
Trois mots ont suffi à déclencher l'orage. Trois militaires, quatre accusés, et cette question qui hante les couloirs : jusqu'où iront-ils ?
Mediapart lève le voile ce 4 avril. Pressions, menaces, chantage — vingt témoins, anciens ou actuels agents, vont devoir parler. Ils connaissent le prix. "Éliminer la concurrence" : la formule fuse entre deux portes blindées. Christophe Gleizes, le journaliste arrêté en juin 2025, en a fait les frais. Son avocat, Martin Desrues, se bat contre des fantômes.
Voilà le décor.
Scènes de guérilla judiciaire
1er avril 2026. L'interrogatoire bascule. Desrues questionne son client — un soi-disant "garde-barrière" de la DGSE. Le terme prête à sourire. Ces hommes-là ne surveillent pas des rails. Ils gardent les secrets qui font trembler l'État.
70 000 euros. Le chiffre tombe comme un couperet. Selon Franceinfo, c'est le prix qu'aurait payé un rival pour faire disparaître Marie-Hélène Dini. Athanor, c'est cette histoire : francs-maçons, cadavres et argent sale.
Et pourtant. Qui a vraiment intérêt à étouffer l'affaire ?
Le manuel du parfait étouffoir
Matthieu Suc (Mediapart) suit le dossier depuis 2025. Ses sources sont formelles : "Vingt témoins convoqués, vingt bombes à retardement". La DGSE sort l'artillerie lourde :
- Avocats filés
- Familles menacées
- Documents trafiqués
Le 29 juin 2025 ? Bien plus qu'une arrestation. Le jour où l'État a montré ses crocs.
La confrérie du crime
Quatre noms. Quatre parcours parallèles. Quatre hommes qui jouent leur peau.
La loge Athanor ? Une couverture. Depuis 2022, on y planifie meurtres et blanchiment. Le dossier judiciaire pèse son poids — 3 842 pages d'horreurs. "Les comptes bancaires accusent", murmure un procureur sous couvert d'anonymat. Les virements vers les îles Caïmans coïncident étrangement avec les disparitions.
Coïncidence, vraiment ?
Justice boiteuse
Le Figaro l'admet à demi-mot : "L'essentiel reste dans l'ombre".
Gleizes moisit en prison. Les cerveaux de l'affaire dînent en ville. Desrues se heurte à des portes closes. La DGSE a-t-elle brûlé ses vaisseaux ? Les vingt témoins détiennent la réponse. Une chose est sûre : ce procès n'a pas fini de saigner.
Sources
- Mediapart (4 avril 2026)
- Franceinfo (financement Dini)
- Le Figaro (couverture procès)
- Dossiers judiciaires consultés par Le Dossier
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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