EXCLUSIF : L'armée de Biya massacre des civils au Cameroun

La caméra, témoin impitoyable
L'extrême-nord du Cameroun brûle depuis dix ans. Boko Haram y mène une guerre sans fin. Mais cette fois, ce ne sont pas des islamistes qu'on voit à l'écran. Huit militaires en tenue, visages découverts, armes réglementaires. Ils frappent des prisonniers à terre. Pieds nus. Vêtements en lambeaux.
"Ce sont des terroristes", grogne un soldat. Aucun explosif. Aucune arme. Juste des corps qui s'écroulent sous les balles.
Et pourtant.
"On va vous montrer comment on traite les rats ici." La caméra vacille. Trois détonations. Trois hommes s'effondrent. La suite glace le sang.
Biya, l'éternel et son système
Paul Biya prend le pouvoir en 1982. Trente-neuf ans plus tard, il y est toujours. Élections truquées. Opposition réduite au silence. Son armée ? Un monstre à deux têtes.
25 000 hommes formés par la France. Équipés par les États-Unis. 600 millions de dollars par an. La réalité ? Soldats impayés pendant des mois. Villages réduits en cendres "par erreur".
En 2018, Amnesty International comptait déjà 200 civils tués dans la région. "Fake news", avait répliqué Yaoundé. Aujourd'hui, les images parlent d'elles-mêmes.
La terreur comme méthode
Dix-sept fois. C'est le nombre de fois où "Boko Haram" revient dans la vidéo. Comme un mantra. Une excuse automatique.
Les experts le savent : chaque exécution crée dix nouveaux insurgés. "L'armée camerounaise fabrique elle-même ses ennemis", lâche un diplomate occidental. Les chiffres donnent raison à ce anonyme :
- 2015 : 120 attaques
- 2025 : 480 attaques
La boucle est bouclée. Et elle tourne à l'envers.
Les bailleurs qui regardent ailleurs
Paris forme les officiers. Washington fournit les armes. Bruxelles finance les opérations. Tous savent. Tous laissent faire.
30 blindés livrés par la France en 2023. 50 millions de dollars d'équipements américains. Des stages "droits de l'homme" à Strasbourg pour les mêmes gradés qui commandent les exécutions.
Voilà.
Les mêmes armes "protègent" les civils et les massacrent. Hypocrisie ? Complicité ? À vous de juger.
Justice ? Le grand mensonge
Douala, 2025. Trois soldats comparaissent pour "excès de zèle". Six mois avec sursis. Peine maximale. Pendant ce temps, à Yaoundé, le ministre de la Défense reçoit une médaille.
Les familles, elles, n'ont même pas le droit d'enterrer leurs morts. "Terroristes", leur répète-t-on. Sans preuve. Sans procès.
Mais cette vidéo change tout. Elle montre les visages. Les insignes. Les rires. Elle donne un nom à l'horreur.
Sources
- Vidéo exclusive tournée dans l'extrême-nord du Cameroun (archive Le Dossier)
- Rapports d'Amnesty International (2018-2025)
- Données du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI)
- Témoignages de diplomates occidentaux sous couvert d'anonymat
- Archives judiciaires camerounaises
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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