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JusticeÉpisode 16/12

Assemblée nationale : la perpétuité pour violeurs d'enfants adoptée après un débat sous tension

Par la rédaction de Le Dossier · 22 JUILLET 2026
Illustration: Assemblée nationale : la perpétuité pour violeurs d'enfants adoptée après un débat sous tension
© YouTube

Les faits : un rejet, un second vote, une adoption

Premier acte : le rejet. L'article 11 du projet de loi sur la protection des enfants est repoussé – 41 voix contre 37. Tous les votes contre venaient de la gauche. La perpétuité pour les violeurs d'enfants en série était enterrée.

Le gouvernement réclame un second vote. Il aura lieu dans la foulée.

Deux temps pour le vote final. D'abord, un sous-amendement de la présidente de commission Goulet : supprimer un alinéa redondant sur la période de sûreté de 30 ans. Adopté : 178 pour, 163 contre. Ensuite, l'amendement du gouvernement. Résultat : 258 pour, 84 contre. Voilà.

Le contexte : une opposition frontale sur le sens de la peine

Deux visions de la justice. Irréconciliables.

D'un côté, la majorité et la droite plaident la fermeté. « Lorsqu'un prédateur a violé plusieurs victimes et détruit plusieurs vies, notamment celle d'enfant, notre première responsabilité est de l'empêcher définitivement de nuire », déclare une députée. Horizon et UDR soutiennent sans réserve. Un député UDR se dit « extrêmement choqué que ce texte ne puisse pas faire l'unanimité dans cet hémicycle ».

De l'autre côté, la gauche. La France Insoumise qualifie la mesure de « populisme pénal ». Une députée lance : « Depuis ce vote, les amis de Marine Le Pen, Gabriel Attal et Édouard Philippe expliquent partout que s'opposer à la perpétuité, c'est défendre et protéger les pédocriminels. Je veux le dire solennellement ici. Vous nous dégoûtez. »

La gauche avance un chiffre : moins de 1 % des agresseurs sont condamnés dans les cas d'inceste. « Vous inventez une peine qui toucherait à peine un pédocriminel sur 100 », argumente la députée. Elle cite Camille Kouchner : la perpétuité pourrait empêcher les enfants de parler – l'inceste repose sur le chantage du secret.

La droite et l'extrême droite accusent la gauche de protéger les pédocriminels. La députée de gauche rétorque : elles refusent une commission d'enquête, n'ont « pas eu un mot sur le scandale Bétharram » et défendent « Mordicus Jean-Marc Moandini, condamné définitivement pour corruption de mineurs ».

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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