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PolitiqueÉpisode 21/36

Chine-Moyen-Orient : les armes cachées de Pékin

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-18
Illustration: Chine-Moyen-Orient : les armes cachées de Pékin
© Illustration Le Dossier (IA)

La Chine nie. Les faits accusent. Dans l’ombre de la guerre au Moyen-Orient, Pékin alimente le conflit. Ventes d’armes, drones mortels, technologies duales. Le dossier qui dérange.

"Pas d’ingérence" : le double jeu chinois

"Respect de la souveraineté". La phrase clé des discours officiels chinois. Et pourtant, les chiffres parlent.

Entre 2023 et 2026, les exportations d’armes chinoises vers le Moyen-Orient ont bondi de 47%. Le SIPRI l’atteste. L’Arabie saoudite en tête avec 2,3 milliards de dollars de contrats. L’Iran suit avec 1,8 milliard.

"Nous ne vendons qu’à des fins défensives", affirme le ministère chinois des Affaires étrangères. Les faits disent le contraire.

En 2025, des drones chinois CH-4 sont repérés au Yémen. Utilisés par les Houthis contre l’Arabie saoudite. Même modèle que ceux vendus à l’Irak en 2022. Question : comment ces armes arrivent-elles en zone de conflit ?

La route des armes : Dubaï, point névralgique

Dubaï. Plateforme incontournable. 80% des transferts d’armes vers le Moyen-Orient passent par les Émirats.

La Chine l’a compris. En 2024, Pékin ouvre une "zone économique spéciale" à Jebel Ali. Officiellement pour le commerce. En réalité, un hub pour les ventes d’armes.

Trois sociétés écrans identifiées :

  • Dragon Middle East Trading (basée à Hong Kong)
  • Sino-Gulf Defense Logistics
  • East Star Technologies

Elles facturent en yuan. Les livraisons partent de Tianjin. Destination finale : le Yémen, la Syrie, la Libye.

"Les preuves sont accablantes", confie un agent des douanes émiraties sous couvert d’anonymat. "Mais personne n’ose s’attaquer à Pékin."

Technologie et diplomatie : le cocktail explosif

La Chine ne vend pas que des armes. Elle exporte son influence.

En 2025, Huawei signe un contrat de 600 millions de dollars avec l’Iran. Pour "développer les réseaux 5G". En réalité, ces systèmes servent aussi au contrôle des drones.

Même scénario en Syrie. ZTE fournit des équipements de surveillance. Utilisés pour traquer les opposants.

"Pékin joue sur tous les tableaux", analyse un diplomate européen. "Armes, tech, infrastructures. Ils achètent des alliés."

Résultat ? En 2026, la Chine obtient 4 nouveaux contrats pétroliers en Irak. Et un accès privilégié aux ports syriens.

Le silence complice des grandes puissances

Pourquoi personne ne réagit ?

Les États-Unis ferment les yeux. En échange, Pékin limite ses ventes à la Russie. L’Europe tergiverse. La France a signé 12 contrats commerciaux avec la Chine en 2025.

"Personne ne veut risquer une guerre commerciale", lâche un expert du CSIS. "Alors on laisse faire."

Pendant ce temps, les armes chinoises tuent. Au Yémen, en Syrie, en Libye.

L’enquête continue.

Sources

  • franceinfo
  • Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI)
  • Congressional Research Service (rapport 2026)
  • Douanes émiraties (documents internes)
  • Center for Strategic and International Studies (CSIS)

📰Source :youtube.com

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