Violences sur enfants : Mathilde Panot accuse le gouvernement d’ignorer 75% des recommandations

Le constat de Mathilde Panot
1 600 enfants victimes chaque année. Le plus souvent dans le cercle familial. « Pas une de plus », a lancé Panot depuis la tribune. Sa thèse : ces violences sont « le produit d'un système de domination » — et « réclament une révolution de société ». En 2023, la Commission contre les violences sexuelles faites aux enfants avait publié 82 recommandations. Panot sort les chiffres : « 75 % des mesures n'ont pas été mises en œuvre. » Accusation directe : le gouvernement les a « délibérément ignorées, préférant la politique spectacle des coups de menton. »
Le système judiciaire en question
Seulement 3 % des plaintes pour violences sexuelles aboutissent à une condamnation. (Oui, vous avez bien lu : 3 %.) Panot enfonce le clou : « La France compte quatre fois moins de procureurs que la moyenne européenne. » Depuis 2017, son groupe réclame chaque année 3 milliards d'euros supplémentaires — pour les associations, l'éducation affective et sexuelle, la médecine scolaire, la police judiciaire, la justice et l'aide sociale à l'enfance. « Mettez cet argent sur la table maintenant », a-t-elle exigé. Voilà.
La réponse de Gabriel Attal
Le Premier ministre n'a pas attendu. Sa contre-attaque : « Il ne faudrait pas qu'il ne reste que de la récupération politique de ce drame. » Il a accusé Panot de « politisation » et de « cynisme politique ». Puis il a déroulé sa défense : le gouvernement veut avancer — une réunion transpartisane était prévue l'après-midi même sur une proposition de loi « intégrale ». « On a commencé à parler du fond, article par article », a-t-il dit. Rappel des faits : les budgets de la justice et de l'intérieur augmentent depuis 2017. « Peut-être fallait-il en faire plus. Ça tombe bien, on aura l'occasion d'y revenir à l'automne pendant les discussions budgétaires. »
Panot a répliqué du tac au tac : « Dans la France de Macron, le planning familial licencie — c'est ça la réalité. Assumez vos responsabilités. Mettez les 3 milliards. »
L'échange entre Panot et Attal
« Vous entendrez une fois de plus le groupe de la France insoumise dans l'insulte, dans l'invective et dans les cris sans aucune forme de respect », a attaqué Attal. Panot a riposté en citant Darmanin : « Seuls les lâches se défaussent sur leurs subordonnés. »
Le Premier ministre a appelé à un « minimum d'unité » pour légiférer. Panot avait ouvert le débat en martelant : « Ce qui se joue, c'est un mouvement populaire puissant contre le mépris et l'impunité. » Attal a évoqué « une grande émotion suite au meurtre d'une jeune fille ». Puis Dominique Potier (groupe socialiste) a pris la parole.
Sources
- Séance de questions au gouvernement, Assemblée nationale (vidéo YouTube : UwSL1ZecmsQ).
- Commission contre les violences sexuelles faites aux enfants – rapport 2023.
- Discours de Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, 2022.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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