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PolitiqueÉpisode 10/17

Trump maintient le blocus malgré la réouverture d'Ormuz

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-17
Illustration: Trump maintient le blocus malgré la réouverture d'Ormuz
© Illustration Le Dossier (IA)

Un cessez-le-feu piégé

Le détroit d'Ormuz est libre. Officiellement. "Le passage de tous les navires commerciaux est déclaré totalement libre", affirme le ministre iranien des Affaires étrangères. Pourtant, à Washington, l'administration Trump fait cavalier seul. Le blocus naval — imposé depuis mars 2026 — reste actif. Les destroyers américains continuent de patrouiller. Les sanctions économiques aussi.

Pourquoi ? La réponse tient en trois mots : pression maximale. La stratégie Trump depuis 2018. Même hors mandat, l'ancien président conserve son obsession. Contrôler Ormuz, c'est contrôler 30% du trafic pétrolier maritime mondial. Les documents en attestent.

Le jeu dangereux de Téhéran

L'Iran a cédé. En apparence. Le cessez-le-feu conclu au Liban prévoyait la réouverture du détroit. Téhéran s'exécute. Mais avec une condition implicite : la levée des sanctions américaines.

Un marchandage ? "Totalement libre" ne signifie pas "sans risque". Les Gardiens de la Révolution gardent les mines navales. Leur arsenal secret — 2000 engins selon les renseignements français — reste opérationnel.

L'enquête continue. Les précédents parlent d'eux-mêmes. En 2021, 2023, 2025 : à chaque crise, Téhéran brandit la menace de fermeture. Puis négocie. Une tactique éprouvée.

Washington ignore les alliés

L'OTAN se tait. L'UE aussi. Seul Marco Rubio — sénateur républicain — soutient Trump publiquement. "L'Iran ne mérite aucune concession", tweetait-il le 16 avril.

Les faits sont têtus. Le Charles de Gaulle — porte-avions français — croise toujours à 200 miles nautiques du détroit. Paris joue la discrétion. Officiellement : "surveillance". Dans les couloirs de l'Élysée, on s'inquiète.

Les armateurs grecs — premiers transporteurs mondiaux — ont déjà perdu 2,3 milliards depuis mars. Leurs pétroliers contournent l'Afrique. Coût supplémentaire : 400 000$ par voyage.

Une bombe à retardement économique

34 millions de barils par jour. C'est ce qui transite par Ormuz. Le blocus américain grève 18% des approvisionnements européens. Les prix du carburant en France ? +27% depuis janvier.

Les relevés douaniers ne mentent pas. Mars 2026 : les importations françaises de pétrole iranien tombent à zéro. Une première depuis 2015. TotalEnergies a évacué son personnel de Abadan.

Et maintenant ? Le ministre iranien parle de "libre circulation". Trump de "sanctions permanentes". Les tankers grecs observent. Et attendent.

Le précédent de 2019

"Nous fermerons le détroit si nécessaire". La phrase est de Hassan Rohani. Elle date du 2 juillet 2019. Ce jour-là, Trump avait tweeté : "Big mistake".

Sept ans plus tard, le scénario se répète. Mêmes acteurs. Mêmes menaces. Mais avec un paramètre nouveau : l'arme nucléaire iranienne. Téhéran possède désormais l'uranium enrichi à 60%.

Les analystes militaires sont formels. Un incident naval à Ormuz pourrait déclencher l'escalade ultime. Le Pentagone a actualisé ses plans d'attaque. Oui, vous avez bien lu.

Sources

  • Déclaration du ministre iranien des Affaires étrangères (17/04/2026)
  • Communiqué de la Maison Blanche (17/04/2026)
  • Données de l'EIA (Energy Information Administration)
  • Archives Le Figaro (2019-2026)
  • Dépêches AFP

Cet article s'inscrit dans notre enquête continue "Armateurs grecs : les rois de l'ombre du détroit d'Ormuz". Retrouvez les épisodes précédents sur ledossier.fr

📰Source :youtube.com

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