TotalEnergies : profits records, évasion fiscale et marges excessives pendant les crises énergétiques

Quand la crise devient une opportunité
18,5 milliards. Le chiffre donne le tournis. En pleine guerre en Ukraine, alors que les ménages français rognent sur leurs dépenses, TotalEnergies pulvérise son record de profits.
Le baril de Brent ? +64 % entre février et mars 2026. Les pompes à essence ? 2 € le litre en moyenne. Et pourtant. Le groupe, lui, jubile : un milliard de dollars engrangé grâce à l'achat stratégique de pétroliers dès le début du conflit. « Un coup de génie », s'enorgueillit Patrick Pouyanné, le PDG.
Les promesses de remises, elles, se sont évaporées. Exit les 30 centimes par litre de 2022. TotalEnergies se contente aujourd'hui d'un plafond symbolique — 1,99 € pour l'essence. Une goutte d'eau dans l'océan de la flambée des prix.
Raffinage : le jackpot permanent
50 % du marché français. Voilà ce que contrôle TotalEnergies. Une position de force qui lui permet d'écraser la concurrence — et d'empocher des marges indécentes. Rien qu'en mars 2024 : un milliard de dollars. Oui, vous avez bien lu.
« Nos marges sont insignifiantes comparées aux leurs », peste Dominique Schelcher (PDG de U) sur BFM TV. Le gouvernement tente bien de réagir — projet de décret en avril 2026 — mais TotalEnergies oppose une résistance farouche. La bataille des chiffres fait rage.
L'optimisation fiscale, sport national
11,5 milliards d'euros déclarés dans les paradis fiscaux en 2025. Le tour de passe-passe est rodé : entre 2019 et 2024, pas un centime d'impôt sur les sociétés versé en France.
« Nous ne pratiquons pas l'évasion fiscale », clame Isabelle Patrier, directrice France du groupe. Le rapport de transparence de 2026, lui, raconte une autre histoire : la France figure parmi les cinq premiers contributeurs fiscaux... pour des montants dérisoires.
Actionnaires d'abord, Français ensuite
14,5 milliards. C'est ce qu'ont empoché les actionnaires en 2025 via dividendes et rachats d'actions. +5,9 % sur un an. L'État français, actionnaire à 0,08 %, touche sa part — tout en dénonçant les profits excessifs. Schizophrénie ? « C'est un dividende mondial », se justifie Vanessa Géger.
Et les ménages ? Eux paient. Deux fois : à la pompe, et via les impôts qui compensent les manques à gagner fiscaux.
Transition énergétique : le grand bluff
10 milliards investis dans les renouvelables depuis 2020. Le chiffre paraît colossal. Mais derrière l'affichage vert, la réalité est plus sombre : en 2026, TotalEnergies sécurise toujours des cargaisons massives de pétrole et de gaz.
« C'est un système », accuse Marie Pochon d'une ONG environnementale. Le groupe joue sur les deux tableaux — et gagne à tous les coups.
Conclusion : l'arnaque parfaite
Profits records. Évasion fiscale. Marges indécentes. Le tableau est accablant. TotalEnergies encaisse, les Français trinquent.
Le groupe brandit ses investissements comme un alibi. Mais face à l'ampleur des profits, l'argument sonne creux.
Jusqu'à quand ? La question brûle les lèvres. L'enquête continue.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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