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FinanceÉpisode 2/1

EXCLUSIF : Comment 13 000 millionnaires ESCROQUENT le fisc français

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-08
Illustration: EXCLUSIF : Comment 13 000 millionnaires ESCROQUENT le fisc français
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Une note de Bercy qui fait trembler

Treize mille trois cent trente-cinq. Ce chiffre, révélé par une note interne de Bercy, représente le nombre de millionnaires français qui ne paient pas un centime d’impôt sur le revenu. Et pourtant. Ces foyers possèdent un patrimoine immobilier d’au moins 1,3 million d’euros, les plaçant sous le coup de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Mais leur revenu fiscal de référence ? Zéro euro.

Comment est-ce possible ? Grâce à des mécanismes légaux — mais profondément immoraux. "Des niches fiscales permettent de réduire le revenu fiscal de référence à zéro", explique Éric Woerth, ancien ministre du Budget. Les plus riches utilisent des holdings pour échapper à l’impôt. Au lieu de percevoir des salaires ou des dividendes — tous deux taxés —, ils laissent les profits dans leurs sociétés. Ces profits financent ensuite leurs dépenses personnelles. Légal ? Oui. Éthique ? Vous plaisantez.

"Ce n’est pas une erreur de gestion. C’est un système. Et ce système a des noms." Les 13 335 millionnaires identifiés par Bercy ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Si l’on inclut ceux dont le patrimoine est mobilier ou ceux situés à la frontière de l’IFI, le nombre pourrait dépasser les 20 000. Ce n’est pas de l’optimisation fiscale. C’est une escroquerie à grande échelle.

Les mensonges d’Amélie de Montchalin

Face à ces révélations, Amélie de Montchalin, alors ministre des Comptes publics, a opté pour le déni. "Il n’est pas vrai que des dizaines de milliers de Français fortunés ne paient aucun impôt sur le revenu", a-t-elle déclaré devant l’Assemblée nationale. Trois mensonges en une phrase.

Premier mensonge : "Il n’existe pas de milliers ou de dizaines de milliers de contribuables fortunés qui ne paient pas d’impôts.' La note de Bercy prouve le contraire. Deuxième mensonge : 'Il n’existe aucun document à Bercy qui établirait une telle situation.' Le document existe. Il a été transmis aux sénateurs. Troisième mensonge : 'Si c’était le cas, cela fait bien longtemps que cette situation aurait été dénoncée et corrigée.' Les chiffres montrent que la fraude fiscale des riches est massivement tolérée."

Et ce n’est pas rien. Ces mensonges auraient dû coûter sa carrière à Montchalin. Au lieu de cela, elle a été nommée première présidente de la Cour des comptes. Un poste à vie. Une récompense pour ses mensonges. Une insulte à la démocratie.

Les redressements fiscaux : la preuve par l’absurde

Entre 2023 et 2026, les services fiscaux ont contrôlé entre un quart et un tiers des millionnaires exemptés d’impôt sur le revenu. Résultat ? 58 % d’entre eux ont été redressés pour fraude fiscale. Un taux trois fois plus élevé que celui des chômeurs contrôlés par Pôle Emploi.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les redressements ont porté sur 104 millions d’euros, auxquels s’ajoutent 28 millions de pénalités. "C’est très important", a reconnu Sophie Mayard, chef du département des études et statistiques fiscales à Bercy, devant des députés médusés.

Pourquoi un tel écart entre la fraude fiscale des riches et celle des pauvres ? Parce que les mécanismes utilisés par les millionnaires sont sophistiqués. Ils permettent de réduire le revenu imposable à zéro tout en profitant d’un train de vie luxueux. Ce n’est pas de l’optimisation. C’est de la fraude pure et simple.

La Cour des comptes sous influence

Amélie de Montchalin dirige désormais la Cour des comptes. Une institution censée contrôler l’exécution du budget de l’État. Le problème ? Montchalin a participé à l’élaboration de ce budget en tant que ministre. Elle doit donc contrôler son propre travail.

Comment avoir confiance dans une institution dirigée par une menteuse ? Montchalin a nié l’existence de la fraude fiscale des millionnaires. Pourtant, les preuves étaient sous ses yeux. Elle a menti devant l’Assemblée nationale. Elle a été récompensée par un poste à vie.

Ce n’est pas une erreur de casting. C’est un système. Emmanuel Macron noyaute les institutions républicaines. Richard Ferrand à la tête du Conseil constitutionnel. Amélie de Montchalin à la Cour des comptes. Des nominations politiques qui sapent la confiance dans les institutions.

Une justice fiscale à deux vitesses

La fraude fiscale des riches est trois fois plus fréquente que la fraude aux allocations chômage. Pourtant, c’est toujours sur les plus démunis que se concentre le discours politique. "Le problème, ce sont les chômeurs", répète-t-on. Mais les millionnaires qui fraudent le fisc ? Silence radio.

Ce double standard est insupportable. Les plus riches utilisent des mécanismes légaux pour échapper à l’impôt. Les plus pauvres sont sanctionnés pour des erreurs minimes. La justice fiscale est à deux vitesses. Et ce n’est pas rien.

Les chiffres sont là. Les preuves aussi. Les coupables ? Ils sont connus. Les institutions ? Elles sont complices. Le scandale est total. Et il ne fait que commencer.

Sources :

  • Le Monde, "Plus de 13 000 millionnaires ne paient aucun impôt sur le revenu", 18 février 2026.
  • Libération, "Éric Woerth dénonce l’évasion fiscale des riches", 11 janvier 2026.
  • Note de Bercy transmise à la Commission des finances du Sénat, 31 janvier 2026.
  • Déclarations d’Amélie de Montchalin devant l’Assemblée nationale, février 2026.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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