TotalEnergies PROFITE de la crise : QUI va payer la note ?

Le hold-up du siècle
2,35€ le litre. Un prix qui brûle les budgets. Depuis le début de la crise, le gazole a augmenté de 38%. Dans le même temps, TotalEnergies empoche 1 milliard de bénéfices supplémentaires grâce à la flambée des prix.
"Total joue avec la crise et spécule." Eric Coquerel, président de la commission des finances à l'Assemblée, ne mâche pas ses mots. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Entre 2020 et 2022, la multinationale n’a pas versé un centime d’impôt sur les sociétés en France.
Retenez ce détail.
Lors de son audition au Sénat, Roland Lescure esquive. "On va regarder ça de très près." Une promesse vide. Cinq pays européens ont déjà instauré une taxe sur les superprofits. Pas la France.
Pourquoi ?
Les mensonges de Total
"Cette histoire de pénurie ne tient pas la route." Eric Coquerel balance les preuves. Les compagnies pétrolières disposent de 130 jours de stocks stratégiques. De quoi tenir des mois.
En 1990, Total avait gelé ses prix. Sans pénurie. Aujourd’hui, la multinationale refuse. Pourquoi ? Protéger ses marges. "Soit c’est l’Etat qui paye, soit ce sont les consommateurs," résume Coquerel.
Les chiffres bancaires ne mentent pas. Pendant que les Français rognent sur leurs dépenses, Total engrange. 13 milliards en 2022. 1 milliard de plus grâce à la crise.
Où est l’argent ?
En Suisse. "Les milliards que Total a fait le mois dernier en bénéfices, il les a faits sur des opérations de trading en Suisse," révèle Coquerel. Une optimisation fiscale parfaitement légale.
Trop légale.
Le gouvernement complice
"Taxer en permanence, c'est prendre un risque." Olivier Cadic, sénateur centriste, défend la ligne gouvernementale. Un discours rodé. La Slovénie aurait connu des pénuries après avoir bloqué les prix.
Faux.
"La Slovénie n’a pas une entreprise comme Total qui est importante," rétorque Coquerel. Les stocks stratégiques français sont trois fois supérieurs. Le vrai risque ? Que Total quitte la France.
Menace ou fantasme ?
"Je préfère que ce soient les poches et les actionnaires de Total qui payent, dont les fonds américains, plutôt que les Français," assène Coquerel. Le ministre Lescure, lui, préfère "des aides chirurgicales."
Traduction : les citoyens paieront.
L'arnaque des "aides ciblées"
90 milliards. C’est ce qu’ont coûté les chèques énergie depuis 2022. Une facture astronomique pour les finances publiques. La solution du gouvernement ? Des "mesures chirurgicales."
Un leurre.
"On n’a plus cette capacité," admet Cadic. Pourtant, personne ne touche aux cadeaux fiscaux. Les multinationales paient 14% d’impôts. Les PME, 22%. Un système à deux vitesses.
Les questions restent sans réponse. Pour l’instant.
Pendant ce temps, Total continue. Pas d’impôts en France entre 2020 et 2022. Des prix de transfert opaques. Des bénéfices records. Et une crise qui dure.
Qui a signé ?
La diversion militaire
36 milliards. C’est la nouvelle enveloppe pour l’armée française. Présentée le même jour que l’annonce du cessez-le-feu au Moyen-Orient. Coïncidence ?
"La menace principale, c’est aujourd’hui la Russie," affirme Cadic. Une obsession dangereuse. "Je doute que nous ayons sur terre un seul adversaire qui menacerait les frontières françaises," répond Coquerel.
Le vrai danger est ailleurs.
Pendant qu’on parle drones et cyberguerre, Total empoche. Sans contrepartie. Sans taxation. Sans contrôle. Le gouvernement regarde ailleurs.
À suivre.
Sources
- Auditions parlementaires - Commission des finances du Sénat
- Déclarations de Roland Lescure, ministre délégué à l'Industrie
- Bilan financier TotalEnergies 2022-2024
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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