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PolitiqueÉpisode 34/50

Marine Le Pen démasquée : le RN, un parti d'extrême droite

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-04
Illustration: Marine Le Pen démasquée : le RN, un parti d'extrême droite
© YouTube

Le RN : une fable politique démasquée

"Nous ne sommes ni de droite ni de gauche." Marine Le Pen répète ce mantra depuis des années. Une formule creuse. Un slogan calculé pour élargir l'électorat. Mais les municipales de 2026 ont mis fin à cette imposture.

La Valette, candidate RN à Toulon, a déclaré sans détour : "Je suis l'alternative de droite dans cette élection. Moi, femme de droite, voilà, c'est Toulon est à droite donc Toulon doit gagner." Pas de fable, pas de nuance. La Valette a simplement dit tout haut ce que son parti pense tout bas.

Le RN est un parti de droite. D'extrême droite. Point. Cette vérité, longtemps masquée, éclate au grand jour. Les municipales ont servi à cela : confirmer que le "ni de droite ni de gauche" est une imposture.

Les origines sombres du RN

Le RN a été fondé par d'anciens membres de la Waffen SS. Jean-Marie Le Pen, son fondateur, a constitué et présidé un groupe d'extrême droite au Parlement européen, le groupe des droites européennes (GDE). Marine Le Pen, sa fille, dirige le RN depuis 2011. Le parti a été renommé Rassemblement national (RN) le 1er juin 2018.

Louis Aliot, devenu maire de Perpignan en 2020, est le second maire d’extrême droite d’une ville de plus de 100 000 habitants. Alain Soral, un idéologue d'extrême droite franco-suisse, est une figure influente du mouvement.

Le racisme systémique envers les élus noirs

Les municipales de 2026 ont aussi mis en lumière un racisme systémique envers les élus noirs en France. Kofi Annan, premier maire noir de France métropolitaine en 1989, a reçu des menaces et des insultes racistes dès son élection. "Sale, on aura ta peau", lui écrivait-on. Des lettres anonymes recouvertes d'excréments.

Presque 40 ans plus tard, rien n'a changé. Bali Bagayoko, élu maire de Saint-Denis en 2026, est comparé à un singe sur C News. "On a le sentiment que cette ville de Saint-Denis, elle devient ce laboratoire voulu par la France insoumise de cette fameuse Nouvelle-France", déclare un psychologue sur la chaîne. "Et que fait le maire ? Ben finalement, il essaie de pousser les limites. Jusqu'où je peux aller au fond ? Est-ce qu'il y a pas un peu de ça finalement ? Sûrement qu'il y a un peu de ça maintenant."

Le lendemain, le philosophe Michel Onfray poursuit la mécanique raciste. Il parle de "comportements tribaux", d'"allégance au mal dominant" et de "tribu primitive". Des mots choisis pour déshumaniser un élu noir démocratiquement élu.

L'amplification médiatique du racisme

Les médias jouent un rôle clé dans cette amplification. C News, chaîne régulièrement sanctionnée par l'ARCOM pour des propos racistes, a publié un communiqué affirmant son engagement constant dans la lutte contre toutes les formes de racisme. Un écran de fumée.

La journaliste Laurence Ferrari a affirmé que Bali Bagayoko avait prononcé le mot "allégance" en s'adressant aux fonctionnaires de la ville de Saint-Denis. Une erreur grossière. Une désinformation. Bagayoko s'adressait en fait aux élus de l'opposition, les invitant à tirer les leçons de leur défaite.

Conclusion : une continuité sinistre

Des courriers anonymes aux tweets, des villages bretons aux plateaux parisiens, le racisme envers les élus noirs persiste. Les mots changent, mais le mécanisme reste le même. Dès qu'un élu noir accède au pouvoir, il faut le ramener à autre chose : l'immigrant, le violent, le primitif.

Kofi Annan a reçu de la merde par courrier en 1989. Bali Bagayoko est comparé à un singe sur une chaîne nationale en 2026. Chaque époque a ses méthodes. Le fond ne bouge pas.

Le RN, lui, continue de masquer sa vraie nature. Mais les municipales de 2026 ont démasqué cette imposture. Marine Le Pen et son parti sont d'extrême droite. Point.

📰Source :youtube.com

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