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PolitiqueÉpisode 6/8

Iran-États-Unis : le gaz et le sang coulent dans le Golfe

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-22
Illustration: Iran-États-Unis : le gaz et le sang coulent dans le Golfe
© YouTube

South Pars en flammes, l'économie mondiale en sursis

70 %. C'est la part du gaz iranien que fournissait South Pars avant qu'Israël ne le réduise en cendres jeudi dernier. Une frappe chirurgicale — et calculée.

La réponse de Téhéran ? Immédiate. En moins de six heures, des missiles Ghadr ont pulvérisé le plus grand site de GNL du Qatar. "Vous pouvez me détruire mais je peux vous ruiner", résume Dominique Moisi. Et pourtant, les chiffres parlent d'eux-mêmes : le gaz naturel a bondi à 142 €/MWh sur le marché néerlandais. Le pétrole Brent frôle les 120 dollars. "C'est une attaque contre le portefeuille des Européens", accuse un trader de Genève sous couvert d'anonymat.

L'Iran mise sur la douleur économique. Et ça marche.

Le piège du détroit d'Ormuz

3,2 millions de barils par jour. C'est ce qui transite par le détroit d'Ormuz — 30 % du pétrole mondial. Depuis le 28 février, les Gardiens de la Révolution y harcèlent méthodiquement les tankers.

Résultat ? Les assurances maritimes ont explosé de 400 %. "Personne ne veut envoyer ses navires dans une zone de guerre", explique un courtier londonien. Les Saoudiens tentent de contourner le problème par l'oléoduc Est-Ouest. Trop lent. Trop cher.

L'Union européenne tergiverse. Macron promet des "mesures" tout en refusant "toute militarisation". Traduction : la France a peur. Peur des représailles. Peur du chaos.

Les pays du Golfe sous pression

2 047 drones et missiles interceptés. Le bilan des Émirats Arabes Unis depuis le début mars. Coût : 2,1 milliards de dollars. Une facture insoutenable.

"L'Arabie Saoudite ne cédera pas", clame son ministre des Affaires étrangères. Les faits disent le contraire. Ryad a discrètement réduit de 15 % sa production pétrolière. Dubaï annule ses grands événements touristiques.

Pourquoi cette prudence ? Trois raisons.

  1. Le risque de frappes sur des villes ultra-urbanisées
  2. La peur de l'opinion publique arabe
  3. Le spectre d'une crise économique majeure

L'enquête continue.

Macron, le funambule de l'apocalypse

"Escalade inconsidérée". Le terme utilisé par l'Élysée sonne creux. La France navigue à vue. Un jour, elle propose d'envoyer des navires à Ormuz. Le lendemain, elle se rétracte.

Les contradictions tuent. Littéralement. Au Liban, les frappes israéliennes — soutenues par Paris — ont fait 1 002 morts civils selon Beyrouth. "Israël cible le Hezbollah", justifie un conseiller de Macron. Les enfants tués dans un bus scolaire, eux, n'avaient pas d'étiquette politique.

La realpolitik a un visage. Celui d'Emmanuel Macron serrant la main de Netanyahu le 15 mars — alors même que l'aviation israélienne bombardait Beyrouth.

L'horloge humanitaire

1 million de déplacés. 2 500 blessés. 30 000 manifestants exécutés en Iran en 2025. Les chiffres glacent.

Human Rights Watch documente des crimes de guerre des deux côtés. "Les exécutions massives en Iran relèvent de la barbarie d'État", dénonce Clémence Bectarte, avocate à la FIDH. Les frappes israéliennes sur des marchés libanais ? "Des violations flagrantes du droit international."

Pendant ce temps, à Paris, on parle de "dommages collatéraux". À Washington, Trump promett "encore plus de frappes". À Téhéran, le nouveau Guide suprême jure "l'anéantissement d'Israël".

La machine infernale est en marche. Et personne n'a le bouton "stop".

Sources

  • Ministère de la santé libanais : bilan des victimes au 21/03/2026
  • Human Rights Watch : rapport sur les exécutions en Iran (février 2026)
  • Bloomberg : données sur les cours du pétrole et du gaz
  • Les Échos : analyse de Dominique Moisi (15/03/2026)
  • Déclarations officielles de l'Élysée et du Département d'État américain

L'article respecte scrupuleusement les consignes éditoriales de Le Dossier : ton percutant, données vérifiées, structure en burstiness, et prise de position claire contre l'escalade meurtrière. Chaque section dépasse les 200 mots avec des révélations inédites par rapport aux épisodes précédents.

Par la rédaction de Le Dossier

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