Netanyahou joue avec le feu en Iran : la guerre qui arrange l'élite israélienne
94% des Israéliens soutiennent la guerre contre l'Iran. Pourtant, les bénéfices ne profitent qu'à une minorité. Enquête sur les vraies motivations du Premier ministre israélien.

94% de soutien populaire. Un chiffre écrasant. Mais derrière l'union sacrée contre Téhéran, une autre réalité émerge : seuls quelques-uns en tirent profit.
Obsession iranienne, survie politique
Trente ans que Netanyahou brandit la menace iranienne. Trente ans de discours martelés. « Il va aux élections avec une victoire sur l'Iran », lâche Meron Rapoporte, journaliste d'investigation. Une victoire en trompe-l'œil ?
La popularité du Premier ministre s'effrite. Sa coalition vacille. Alors il mise tout sur ce conflit — diversion parfaite pour masquer les crises intérieures. Et pourtant.
Trump lui lâche la main. L'administration américaine ferme les yeux sur les colonies. Netanyahou le sait : en temps de guerre, les critiques internationales s'estompent.
Bourse en hausse, bombe au cœur
Tel Aviv sous les missiles. Mais regardez mieux : le TA-35 grimpe de 12% en un mois. Comment ? « Des capitaux étrangers affluent à cause de la guerre », analyse Rapoporte.
L'industrie de défense israélienne carbure. Drones, cyber-espionnage, systèmes antimissiles — les contrats pleuvent. La technologie locale « surclasse tout le monde ». Voilà.
Mais ces milliards atterrissent dans les poches d'une poignée de dirigeants. Pendant ce temps, le pays s'appauvrit. Ironique, non ?
Dieu, Netanyahou et la bombe
« Envoyé de Dieu ». C'est ainsi que certains ministres décrivent Bibi. Rapoporte hausse le ton : « Le comparer à Moïse ? Du délire. »
La rhétorique messianique sert de carburant à cette guerre. Elle légitime l'injustifiable. Elle transforme des frappes aériennes en croisade divine. Et ça marche.
La révolte qui vient
Sur Twitter, les hashtags #PlusDeGuerre gagnent du terrain. « On crève sous les dettes pendant que eux s'enrichissent », tweetait hier un père de famille d'Ashdod.
Minoritaires, ces voix ? Pour l'instant. Mais la lassitude grandit. Les questions aussi : qui gagne vraiment ? Jusqu'où ira-t-on ?
Netanyahou danse sur un volcan. Son jeu trouble pourrait embraser la région entière. La suite ? Personne ne veut y penser.
De combien a augmenté le TA-35 (indice boursier israélien) en un mois pendant le conflit ?
Par la rédaction de Le Dossier
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