Ceuta : le Maroc utilise ses migrants comme 'projectiles humains' — et l'UE regarde ailleurs

Parmi les victimes de la crise migratoire à Ceuta, Faten Benhamar Ellazi, jeune joueuse du Moghreb Athletic Tétouan, s'est noyée en tentant de gagner l'enclave espagnole à la nage. L'information vient de l'Union marocaine des footballeurs professionnels, qui l'a publiée sur Instagram. Son club a déploré que son rêve se soit « brisé avant même d'avoir commencé ». Au Burkina Faso, le quotidien Le Pays dénonce une « répression sauvage et systématique des migrants clandestins ». Et il pose une question qui tue : « On ne peut pas payer un continent affamé et s'attendre à autre chose qu'à un retour de manivelle ? » De son côté, El País accuse Mohammed VI d'utiliser ces migrants comme « projectile humain » contre Madrid. Le journal espagnol appelle l'Union européenne à faire preuve de « fermeté et d'unité ». Les ministres de l'Intérieur de l'UE se réuniront demain en visioconférence. L'urgence est là.
L'isolement de Sanchez
Le quotidien belge Le Soir parle d'un « épisode qui va laisser des séquelles au sein de l'UE ». Il décrit l'isolement de Pedro Sanchez. Pourquoi ? Parce que la quasi-totalité des dirigeants européens le tiennent pour responsable de l'afflux migratoire à Ceuta. Vingt-deux d'entre eux ont même rédigé une lettre. Ils veulent « s'attaquer à toutes les politiques susceptibles de constituer des facteurs d'attraction, dont la régularisation d'un très grand nombre de migrants ». Ni la France ni le Portugal — pourtant frontaliers de l'Espagne — n'ont signé. La presse française de gauche, elle, serre les rangs derrière Sanchez. Libération dénonce « la récupération du drame de Ceuta par la droite et l'extrême droite européenne, qui n'attendaient que ça ». L'Humanité évoque un « piège tendu au dirigeant espagnol ». Et pose une question glaçante : l'immigration est-elle devenue un simple levier de déstabilisation ?
L'UEFA contre Infantino
Autre clash, autre arène. The Telegraph révèle que l'UEFA a menacé le président de la FIFA Gianni Infantino de poursuites judiciaires. La cible ? Lui, et l'un des investisseurs potentiels de son projet, Joshua Kushner. The Guardian ajoute que les pays européens envisagent d'accroître la pression. Comment ? En retirant massivement leur lettre de soutien à sa réélection. Selon L'Équipe, Emmanuel Macron aurait multiplié les appels à Infantino. Des coups de fil, beaucoup de coups de fil. Pour Financial Times, l'échec du plan d'Infantino est un signe : la FIFA a besoin d'une refonte radicale de sa gouvernance. Voilà.
📰Source :YouTube
Par la rédaction de Le Dossier
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