Kem One, symbole d’un désastre industriel

Atos, le fiasco dont personne ne veut parler
"Vous avez une énorme responsabilité dans le fiasco d’Atos."
La phrase claque. L’ancien ministre esquive. "Je refuse de répondre à des questions posées de cette façon."
Et pourtant, les faits sont là, têtus. Atos, géant du numérique, a été dépecé par des fonds étrangers. Une perte de souveraineté. Une catastrophe industrielle.
"Vous avez suivi le dossier Atos au jour le jour. Avez-vous fait appel à des cabinets de conseil pour tenter un sauvetage ?"
Silence.
Puis des réponses évasives. "Je ne me souviens pas."
Les relevés bancaires, eux, n’oublient pas.
La méthode Le Maire : déréguler, laisser faire, nier
"Vous appelez à une dérégulation bancaire. C’est irresponsable."
L’ancien ministre défend un modèle économique qui a fragilisé la France. Pendant ce temps, la Fédération bancaire française alerte : "Il faut réguler les fonds d’investissement."
Le décalage est criant.
Bruno Le Maire réplique : "Vous détruisez l’industrie française."
Ironie. Sous son mandat, les fonds vautours ont racheté, endetté, liquidé. Kem One. Atos. Et tant d’autres.
"Vous avez été le ministre du fiasco industriel."
La réponse fuse, rageuse : "Je n’accepte pas d’être traité d’incapable."
Pourtant, les résultats parlent d’eux-mêmes.
Le piège de la dette artificielle
Comment tuer une entreprise rentable ? Simple.
- Un fonds spéculatif la rachète.
- Il l’endette délibérément.
- Il récupère les actifs.
- Il laisse l’État payer les dégâts.
Kem One en est l’exemple parfait. Dette multipliée par 70. Salariés sacrifiés. Outil industriel détruit.
"C’est un système."
Et ce système a un nom : Apollo Global Management.
Bruno Le Maire, lui, préfère parler de "création d’emplois".
La commission d’enquête, dernier rempart ?
"Si cette commission est un tribunal politique, je ne réponds plus."
L’ancien ministre tente de fuir. Trop tard.
Les députés insistent : "Vous étiez sous serment. Vous devez dire toute la vérité."
La suite est édifiante.
Évasion. Contre-attaques. Menaces à peine voilées. "Si vous voulez faire de la politique, nous en ferons."
Mais les chiffres sont là.
- 10 % d’emploi industriel en France.
- 700 millions de dette pour Kem One.
- Une souveraineté en lambeaux.
Bruno Le Maire peut bien jouer les offensés. Les faits, eux, sont impitoyables.
Sources
- Commission d’enquête sur la prédation des capacités productives françaises (Assemblée nationale, 29-30 avril 2026)
- Audition de Bruno Le Maire (transcript intégral)
- Données Fédération bancaire française
- Rapports industriels Kem One / Atos
Cet article fait partie de notre enquête "Europlasma : le scandale qui saigne nos usines".
Épisode précédent : "Achats publics : comment l’État sacrifie l’industrie française".
À suivre.
📰Source :YouTube
Par la rédaction de Le Dossier
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