Europlasma : le scandale financier qui détruit l'industrie française

Quand la reprise devient un hold-up
Trois sites stratégiques : les Forges de Tarbes, la Fonderie de Bretagne, Valdunes. Europlasma les a rachetés avec des fonds publics — oui, vous avez bien lu. Objectif affiché ? Fabriquer des obus pour "relancer la souveraineté industrielle".
Douze mois plus tard, le bilan est sans appel. Les chaînes de production ? Muettes. Les ateliers ? Vides. Derrière ce fiasco, un homme. Un financier basé aux Bahamas, déjà condamné pour délits boursiers. Comment a-t-il obtenu l'aval de l'État ? Mystère.
La casse industrielle, nouveau modèle économique
Europlasma ne manufacture rien. Il démantèle. Les usines valent plus mortes que vivantes — leur fermeture rapporte davantage que leur activité. Une équation cruelle.
Les ouvriers ? 1 200 familles dans l'incertitude. L'État ? Il continue à verser des subventions. Pour quoi faire ? Personne ne répond. Voilà.
Bahamas, QG d'un prédateur
Tout se décide à 7 000 km des ateliers français. Le patron d'Europlasma pilote l'opération depuis son paradis fiscal. Antécédents judiciaires ? Manipulation de cours. Méthode ? Acheter, saigner, revendre.
Et pourtant. Les ministères ont signé. Les banques publiques ont financé. Qui a vérifié le dossier ? Les documents disparaissent, les responsabilités aussi.
L'arnaque du siècle — aux frais du contribuable
"On va produire des obus pour l'armée française". Le refrain a justifié des millions d'aides publiques. Résultat ? Zéro obus. Zéro emploi créé.
Mais l'argent, lui, a bien circulé. Combien exactement ? Les comptes sont opaques. Une certitude : chaque euro public a engraissé la machine à spéculer.
Ce que révèle Europlasma
Cette affaire résume une époque. Celle où l'industrie devient un jeu de Monopoly pour initiés. Où les usines se transforment en lignes de bilan à optimiser — quitte à sacrifier des territoires entiers.
Les questions brûlent. Pourquoi l'État a-t-il servi de caution ? Où est passé l'argent ? Les responsables se cachent. Les salariés, eux, font face.
Sources
- Mediapart
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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