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Faits diversÉpisode 13/13

Viols en maternelle : pourquoi l'école a tardé à réagir ?

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-09-23
Illustration: Viols en maternelle : pourquoi l'école a tardé à réagir ?
© Illustration Le Dossier (IA)

Vingt et une plaintes. Vingt et un enfants de 3 à 5 ans. Les chiffres glaçants s'accumulent depuis juillet contre cet enseignant d'anglais soupçonné de viols répétés. La direction de l'école maternelle Saint-Laurent savait. Depuis le 11 mai. Pourquoi avoir attendu le 23 juin pour réagir ?

Quand l'apprentissage tourne au cauchemar

Tout se passait pendant les séances d'éveil linguistique. Sans l'institutrice titulaire. Seuls. Avec lui. L'intervenant de l'Institut Cap English profitait-il de cette isolation pour passer à l'acte ? La Brigade de protection des mineurs l'a placé en garde à vue le 22 septembre.

La matière enseignée n'avait plus rien d'anglais.

Mai-juin 2026 : les mois de l'inaction

Premier signalement le 11 mai. Une fillette parle à ses parents, qui courent prévenir la direction. Réponse de l'école ? Un mail, onze jours plus tard, proposant... d'étendre les cours au mercredi.

Et pourtant. Il aura fallu quarante-trois jours — et une plainte officielle — pour que le suspect soit finalement suspendu. Quarante-trois jours où personne n'a alerté le parquet. Quarante-trois jours de trop.

Le temps des questions

Qui contrôle ces intervenants extérieurs ? Pourquoi les alertes restent-elles bloquées dans les tuyaux administratifs ? La direction de Saint-Laurent devra s'expliquer sur son inaction. Les parents, eux, veulent des réponses. Et des actes.

L'enquête continue.

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