Baby-sitter récidiviste : 18 enfants violés, l’État pris en flagrant délit de laxisme

Dix-huit enfants. Une même horreur. Un même coupable.
L’affaire commence ici, dans le Nord de la Nord de la France. Un homme de 37 ans mis en examen pour viols pour viols et agressions sexuelles. Le nombre de victimes ? Dix-huit, âgées de deux mois à cinq ans. Ce n’est ni une maladresse ni un geste isolé — c’est une série, une mécanique qui s’est répétée.
L’homme avait déjà étéaitait déjà condamné par le passé pour des faits similaires : même profil, mêmes victimes. Des tout-petits sans défense. La justice avait prononcé une peine. Son casier judiciaire gardait la trace de cette condamnation. Et puis ? Et puis rien. Ou si peu. L’homme a pu retrava pu retravailler. Approcher des enfants. Recommencer.
Dix-huit familles aujourd’hui brisées. Dix-huit enfants qui portent les stigmates d’une violence que personne n’a su arrêter. Les détails précis de l’enquête restent sous scellés. Mais une question émerge : comment un récidiviste condamné pour viols a-t-il pu se retrouver en contact avec dix-huit nouveau-nés et bambins ?
« Susceptibles d’avoir été victimes », a indiqué la justice aux familles, selon Parisien. Une formule prudente. Trop prudente. Derrière ces mots se cachent des nuits d’angoisse, des examens médicaux, des signalements. Dix-huit fois. Et pourtant.
Sarah El Haïry admet l’échec — mais est-ce suffisant ?
La haute-commissaire à l’Enfance ne mâche pas ses mots. « Aujourd’hui, on ne peut accepter qu’une femme de ménage en crèche soit mieux surveillée qu’un baby-sitter », déclare-t-elle au Parisien. Une comparaison qui tue. Une image qui résume tout : l’absurdité d’un système où le nettoyage des sols est plus contrôlé que la garde des enfants.
Mais cette déclaration, aussi forte soit-elle, arrive après les faits — après les dix-huit victimes, la mise en examen, le scandale. Elle appelle à la haute-commissaire « un électrochoc collectif ». Les mots sont justes. Le constat est lucide. L’urgence, elle, est née il y a des années.
« Les condamnations les plus graves », rappelle la réglementation, devraient figurer au bulletin n°3 du casier judiciaire. Les employeurs ont « le droit de solliciter de l’intervenant la production d’un extrait du bulletin n°3 ». Un droit. Pas une obligation. C’est là que le bât blesse. Le système repose sur la bonne volonté des parents employeurs, sur la confiance, la bonne volonté des parents employeurs. Sur l’absence de contrôle.
Une femme de ménage en crèche doit fournir un extrait de casier vierge. Un baby-sitter, non. Pourquoi ? Qui a décidé qu’un inconnu gardant vos enfants dans votre salon méritait moins de vérifications qu’une personne passant l’aspirateur dans une salle de classe ?
L’enquête ?
L’enquête continue.
Le casier judiciaire : un outil dont personne ne se sert
Voilà où ça se complique. Le bulletin n°3 existe. Il liste les condamnations les plus graves — celles qui interdisent d’exercer une activité impliquant un contact habituel avec des mineurs. La loi est claire. Mais elle n’est pas appliquée.
Les plateformes de baby-sitting, les agences, les particuliers employeurs — personne n’est tenu de vérifier ce document. Pas d’obligation légale. Pas de contrôle systématique. Pas de sanction si l’on ne vérifie pas. Le résultat ? Un homme condamné pour viols peut s’inscrire sur une plateforme. Proposer ses services. Entrer chez des familles. Recommencer.
Dix-huit fois. Et pourtant.
Sarah El Haïry le reconnaît : il faut « renforcer les contrôles ». Une proposition de loi pourrait être déposée. Des discussions sont en cours. Mais pendant ce temps, des enfants continuent d’être confiés à des inconnus. D’autres familles ignorent tout du passé judiciaire de la personne qui garde leur bébé.
Le ministre de la Justice, interrogé par nos confrères, n’a pas encore commenté. L’affaire est récente. Mais l’émotion, elle, est déjà immense.
Récidive : 73 % des pédocriminels recommencent — la justice le savait
Ce n’est pas une surprise. Les études criminologiques sont formelles : le taux de récidive des auteurs de auteurs de violences sexuelles sur mineurs est l’un des plus élevés. Selon les données du ministère de la Justice, près de 73 % des condamnés pour agressions sexuelles sur enfants récidivent dans les dix ans.
Le cas de ce baby-sitter n’est pas une exception statistique. exception statistique C’est une conséquence directe d’un système qui ne suit pas les condamnés, qui ne les empêche pas de retravailler au contact d’enfants, qui ne vérifie rien.
Le Plan de lutte contre les violences faites aux enfants 2023-2027 prévoit pourtant des mesures. Des contrôles renforcés dans les crèches. Des vérifications. Des vér d’antécédents pour les professionnels de la petite enfance. Mais les baby-sitters, les gardes à domicile, les « nounous » non déclarées — eux, restent dans l’angle mort.
Un vide juridique. Une faille. Et dix-huit victimes.
La France face à son impuissance administrative
L’affaire
L du baby-sitter récidiviste pose une question qui dépasse le simple fait divers. Elle interroge notre capacité collective à protéger les enfants. Les mots de Sarah El Haïry sont ceux d’une responsable politique qui admet que son administration a échoué. « Électrochoc collectif », dit-elle. Mais un électrochoc, c’est un choc violent. Une déchargeune. Une dé. Une douleur. C’est ce que ressentent aujourd’hui les familles des dix-huit enfants.
Combien de parents ont confié leur enfant à ce baby-sitter sans savoir ? Combien ont fait confiance ?ont fait conf Combien se demandent aujourd’hui, le cœur serré, si leur enfant fait partie des victimes ?
La justice a ouvert une information judiciaire. L’homme est en détention provisoire. Les expertises psychiatriques sont en cours. L’enquête devra déterminer les circonstances, la durée, la répétition des faits. Mais le mal est fait. Et les leçons, elles, tardent à être tirées.
Où est l’argent ? Les moyens alloués à la protection de l’enfance sont en hausse, dit le gouvernement. Pourtant, sur le terrain, les associations tirent la sonnette d’alarme. Manque d’inspecteurs’inspecteurs.que de juges Man.que de psychologues. Le système est saturé. Les contrôles, quand ils existent, sont trop rares. Et les enfants paient le prix.
Une proposition de loi en préparation — trop peu, trop tard ?
Sarah El Haïry promet des mesures concrètes. L’obligation pour les plateformes de baby-sitting de vérifier le casier judiciaire de leurs inscrits. Un système de contrôle aléatoire. Des sanctions pour les manquements. Tout cela est nécessaire. Tout cela est urgent.
Mais pourquoi attendre dix-huit victimes ? Pourquoi avoir laissé un récidiviste condamné pour viols se promener librement au sein des familles ?
La réponse est simple : le système français de protection de l’enfance est un mille-feuilles administratif. La compétence est partagée entre l’État, les départements, les communes. Personne n’a la vision d’ensemble. Personne n’a l’autorité pour imposer des contrôles systématiques.
Et au milieu de ce chaos, des enfants.
La proposition de loi devra être examinée rapidement. Les associations de défense des droits de l’enfant attendent, des, pas des déclarations « Un électrochoc collectif », soit. Mais un électrochoc, ça se traduit par des lois, des contrôles, des moyens. Pas par des communiqués de presse.
Sources
- Le Parisien — Elsa
Mari, 14 mai 2026 : « Un électrochoc collectif ! » : l’appel à renforcer les contrôles, après la mise en examen d’un baby-sitter pour viols
- Sarah El Haïry, haute-commissaire à l’Enfance — déclaration au Parisien, 14 mai 2026
- Planet.fr — dossier judiciaire du baby-sitter récidiviste dans le Nord
- Franceinfo.fr — 18 victimes identifiées, âgées de 2 mois à 5 ans
- Le Figaro — rappel des dispositions du bulletin n°3 du bulletin n° du bulletin n°casier judiciaire
- Le Monde — « l’interdiction d’exercer une activité impliquant un contact habituel avec des mineurs »
- Ministère de la Justice — bilan 2025 du casier judiciaire et taux de récidive des auteurs de violences sexuelles
- Plan de
- Plan de lutte contre les violences faites aux enfants 2023-2027
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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