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SociétéÉpisode 34/20

Violences policières : le soutien inconditionnel de Tanguy interroge

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-10-13
Illustration: Violences policières : le soutien inconditionnel de Tanguy interroge
© YouTube

Une main arrachée. Un coup de genou filmé en direct. Des enquêtes ouvertes. Et au milieu, Jean-Philippe Tanguy. Le député ne bronche pas. Alors que les images de violences policières font le tour des réseaux, lui tient son cap : soutien total aux forces de l'ordre. Sans nuance.

À Dunkerque comme à Paris, les caméras n'ont pas menti

Les faits sont là. À Dunkerque, une voiture de police percute des manifestants — l'image a fait le tour des télévisions. À Paris, l'agression est plus ciblée : un policier assène un violent coup de genou à un étudiant de 19 ans. Résultat ? Une main sectionnée.

"Tout cela doit être étudié", répond Tanguy. Pendant ce temps, la Gendarmerie nationale ouvre 24 enquêtes disciplinaires. Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, suspend les grenades assourdissantes. Trop tard ?

Tanguy, ou l'art de la ligne droite

Ne comptez pas sur Jean-Philippe Tanguy pour céder aux émotions. Ce député chevronné incarne une droite qui ne transige pas avec l'ordre public. "Je me fie aux procédures, pas aux images chocs", lance-t-il à qui veut l'entendre.

Pourtant. Son "soutien inconditionnel" aux forces de l'ordre sonne étrangement quand des vidéos montrent des violences indiscutables. "Soutenir ne veut pas dire cautionner", tente-t-il de nuancer. Difficile équilibre.

Ces enquêtes qui n'apaisent personne

Les procédures avancent. Lentement. Comme le réclame Tanguy. Mais comment justifier un coup de genou à la tête ? Pourquoi un véhicule fonce-t-il sur une foule ? Les réponses tardent.

Nuñez essuie les critiques — son ministère aurait-il sous-estimé la violence des manifestations ? Les familles, elles, attendent des réponses. Et des comptes.

Le piège de l'inconditionnel

Deux France se font face. Celle qui voit dans chaque uniforme un rempart contre l'anarchie. Celle qui dénonce une violence d'État devenue banale. Tanguy a choisi son camp. "Une vidéo ne vaut pas enquête", répète-t-il comme un mantra.

Voilà le problème. Quand un élu soutient "sans condition" des forces mises en cause avant même que justice ne se prononce, la présomption d'innocence prend un drôle de visage. Celle des puissants, pas des victimes.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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