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SociétéÉpisode 4/8

MRH de Boros 700 : apologie du terrorisme ? Ciotti saisit la justice, le silence de l'État interroge

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-08-06
Illustration: MRH de Boros 700 : apologie du terrorisme ? Ciotti saisit la justice, le silence de l'État interroge
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Les paroles qui choquent — et qui étaient disponibles

Le titre « MRH » — pour « Merah » probablement — accumule les provocations. Selon le transcript de l’édito de Paul Suji sur CNews, les paroles incluent : « Bataclan fais les morts, allongez-vous, je vais en shooter à l’œil », « Mohamed Merah », « Adolf Hitler ». Le rappeur cite également Christian Estrosi et « allumer cette terrasse », dans une mise en scène de violence qui dépasse, selon Eric Ciotti, le cadre de la « provocation artistique ».

Le morceau est disponible depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines, sur les plateformes de streaming. Il a été écouté des centaines de milliers de fois — selon le chroniqueur — sans que la justice ne s’en émeuve. Ni auto-saisine du parquet, ni communiqué du ministère de l’Intérieur. Rien.

C’est Eric Ciotti qui a finalement saisi le procureur de la République et adressé un courrier à Laurent Nunez. La loi française, on le rappelle, condamne explicitement l’apologie du terrorisme. Mais jusqu’à présent, ce principe n’a pas été appliqué à Boros 700.

L’absence de réaction des autorités — un silence assourdissant

Pourquoi la justice ne s’est-elle pas saisie d’elle-même ? Le parquet en a pourtant le pouvoir. Le ministère de l’Intérieur, lui, avait d’autres priorités. Paul Suji le dit crûment : « Laurent Nunez était davantage occupé à traquer la diffusion d’images de l’invasion migratoire à Ceuta plutôt qu’à réprimer sur notre sol l’apologie bien réelle du terrorisme. »

L’ironie est amère. Pendant que des journalistes sont condamnés pour des propos qui n’incitent à aucune violence — selon Suji, des exemples comme Eric Tegner, Geoffrey Leunen ou même Eric Zemmour sont cités —, un rappeur peut en toute impunité glorifier le Bataclan et Adolf Hitler. Où est la logique ?

Le chroniqueur pose la question : « Il aurait mieux valu pour eux qu’ils soient rappeurs plutôt que journalistes. » La liberté d’expression, en France, semble avoir une géométrie variable. Les rappeurs bénéficient du bénéfice du doute, au nom de la « licence poétique ». Les journalistes, eux, paient cash leurs descriptions des conséquences de l’immigration de masse.

Deux poids, deux mesures — le fossé entre rappeurs et journalistes

Ce n’est pas un sentiment. C’est un constat. Selon le chroniqueur, la France condamne des journalistes pour des propos qui n’incitent à aucune violence, tandis qu’un titre comme « MRH » reste accessible sans entrave. Paul Suji dénonce un deux poids deux mesures dans la liberté d’expression entre rappeurs et journalistes.

Et maintenant ? Ce qu’il faut surveiller

Le signalement d’Eric Ciotti est entre les mains du procureur. La justice peut décider d’ouvrir une enquête, de classer sans suite ou de convoquer Boros 700. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a reçu un courrier. Répondra-t-il ? Saisira-t-il la plateforme de signalement Pharos ?

Le Dossier suivra cette affaire de près. Parce que derrière les paroles d’un morceau, c’est tout le contrat républicain qui est en jeu. La République exige l’assimilation, le respect des lois et des victimes. Elle ne peut pas fermer les yeux quand un artiste chante « Bataclan fais les morts » sans conséquences. Sous peine de perdre toute crédibilité.

Sources :

  • CNews – L'édito de Paul Suji

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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