Rima Hassan : drogue, apologie du terrorisme et immunité parlementaire

La drogue de synthèse et les messages qui accablent
Trois grammes de 3-MMC. Voilà ce que les forces de l’ordre ont découvert lors de la garde à vue de Rima Hassan. Une drogue de synthèse, mais pas seulement. Les messages publiés par Franc Tireur révèlent une histoire bien plus ancienne. Cocaïne, ecstasy, mélanges quotidiens. Elle en parle elle-même, il y a dix ans, avec une inquiétude palpable. Une dépendance assumée, puis niée.
Et pourtant. La députée LFI nie tout. « C’est un mensonge », clame-t-elle. Son avocat, Vincent Brengart, va plus loin : il accuse le vendeur de CBD. Une défense qui fait sourire — ou grincer des dents. Le parquet, lui, a confirmé la présence de drogue. Les faits sont têtus. Les dénégations, elles, restent suspendues dans le vide.
Une défense qui joue avec le feu
Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée, accuse les médias de mentir. « Des mensonges répétés pendant 24 heures », dit-elle. Antoine Léoman, député LFI, franchit une ligne rouge : il suggère que la police aurait pu planter la drogue. « Les policiers sortent un petit sachet et disent “Regarde ce qu’on a trouvé” », lance-t-il devant son public.
Cette stratégie est dangereuse. Elle mine la confiance dans les institutions, alimente les théories complotistes. Et pourtant, les preuves sont là. Le parquet les a confirmées. Les messages de Rima Hassan aussi. Le jeu est risqué, et les enjeux, énormes.
L’hommage troublant à un terroriste
Un tweet. Une photo de Kozo Okamoto, terroriste japonais responsable de l’attentat de l’aéroport de Lod en 1972. Vingt-six morts. Quatre-vingts blessés. Rima Hassan écrit : « La résistance n’est pas seulement un droit, mais un devoir. » Le choix des mots est révélateur.
Pourquoi inquiète-t-il ? Parce qu’Okamoto était lié au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Une organisation dont des représentants ont été reçus au Parlement par LFI. Des liens existent. Ils sont documentés. Et ils posent question.
L’immunité parlementaire sur la sellette
Treize convocations. Treize affaires classées sans suite. La raison ? L’immunité parlementaire de Rima Hassan. Une protection que le parquet cherche à lever en invoquant le flagrant délit. Une manœuvre rare. Et lourde de conséquences.
Le 7 juillet, la cour tranchera. Si l’immunité tombe, la députée pourrait faire face à des charges sérieuses : possession de drogue, refus de test ADN, apologie du terrorisme. Les enjeux sont immenses. Et le temps est compté.
Une figure polémique sous pression
Rima Hassan incarne une certaine radicalité au sein de la France insoumise. Ses tweets sont des attaques frontales, souvent polémiques, parfois provocateurs. Une rhétorique qui divise, qui crispe, mais qui construit peu.
La question reste posée : l’immunité parlementaire doit-elle protéger l’impunité ? Les faits sont là. Les preuves aussi. La suite appartient à la justice. Et, surtout, aux citoyens.
Sources
- Franc Tireur
- Nora Busini
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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