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JusticeÉpisode 60/21

Marseille : un commissaire mis en examen pour avoir couvert des violences policières

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-09-28
Illustration: Marseille : un commissaire mis en examen pour avoir couvert des violences policières
© Illustration Le Dossier (IA)

Une jeune femme de 19 ans dans l'engrenage

8 décembre 2018. Marseille gronde, comme souvent. Angelina, vendeuse dans une boutique du centre-ville, se retrouve prise dans des violences policières. Les circonstances ? Toujours floues aujourd'hui. Mais selon Le Parisien Faits Divers, le commissaire du secteur aurait tout fait pour étouffer l'affaire — jusqu'à modifier des procès-verbaux, selon une source proche du dossier.

Et pourtant. Huit ans plus tard, l'affaire resurgit. Avec cette fois un élément nouveau : la hiérarchie elle-même sur le banc des accusés.

Marseille, terrain miné

La cité phocéenne n'est pas un terrain de jeu facile pour les forces de l'ordre. Entre trafics et tensions sociales, les policiers marseillais naviguent en eaux troubles. Mais cette fois, ce sont leurs méthodes qui sont scrutées.

La victime ? Une jeune femme sans histoire. Employée, pas de casier. Qui aurait pu imaginer qu'Angelina se retrouverait au cœur d'un scandale révélant les failles du système ? Personne — et c'est bien là le problème.

Un commissaire face à ses contradictions

Le parquet a tranché : mise en examen pour "complicité de violences". Une première. Les policiers visés par l'enquête ? Toujours en poste, mais sous haute surveillance.

La défense du commissaire martèle : "Il n'a fait qu'appliquer la procédure." Les avocats de la famille rétorquent : "Protéger ses hommes, oui. Étouffer la vérité, non." Et les preuves, dans tout ça ? Classées "secret défense" pendant des années — avant de refaire surface grâce à un lanceur d'alerte.

Ce miroir tendu à la France

Derrière le cas Angelina, c'est une question plus large qui se pose : jusqu'où va la solidarité policière ? Jusqu'à couvrir les bavures ?

Les chiffres sont têtus. Seulement 3% des plaintes pour violences policières aboutissent à une condamnation. La raison ? Des preuves introuvables, des témoins qui se rétractent. Et parfois — comme ici — des supérieurs qui ferment les yeux.

Voilà pourquoi cette affaire dépasse largement Marseille. Elle pose une question simple : comment garantir l'État de droit quand ceux qui doivent le faire respecter sont soupçonnés de le piétiner ?

Prochaine étape : l'audition des policiers mis en cause. Leurs versions pourraient faire basculer le dossier. À moins que de nouveaux éléments n'émergent d'ici là — ce dont plus personne ne doute.

Par la rédaction de Le Dossier

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