EXCLUSIF — Les gendarmes du PSIG démantèlent un réseau de drogue à Marseille

L’entraînement : une routine vitale
Marseille, 6h du matin. Le soleil se lève à peine sur le fort abandonné. Johan, chef du PSIG — Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie — supervise une simulation d’interpellation. Le scénario ? Un forcené armé menace d’ouvrir le feu sur la population. "Dégage !" ordonne Johan. Ses hommes progressent en silence, encerclent le bâtiment. Après une négociation tendue, le suspect se rend. "Levez les mains. Avancez tout doucement." Mission accomplie. Pour l’entraînement.
Ces exercices sont vitaux. À Marseille, chaque intervention peut virer au drame. Balles perdues, portes blindées, suspects armés. Les gendarmes du PSIG sont en première ligne. Et ils le savent. Après l’effort, le réconfort : un barbecue entre collègues, sous le soleil méditerranéen. Mais la détente est de courte durée. Dans quelques heures, ils seront de nouveau en action.
Conduite et cannabis : une équation dangereuse
Ce soir-là, Johan patrouille dans un véhicule banalisé. Objectif : surprendre les chauffards. Après cinq minutes à peine, un conducteur attire son attention. Zigzagant sur l’autoroute, il roule à 50 km/h — là où les autres filent à 130. "Tu imagines ? 50 sur l’autoroute", murmure Johan. Un comportement suspect. Le gendarme s’approche. Le conducteur semble perturbé. Les yeux rouges. L’haleine lourde. Johan soupçonne une consommation de stupéfiants.
Le contrôle commence. "Présentez votre permis de conduire, carte grise et assurance." Silence. Le jeune homme prétend ne pas avoir de pièce d’identité. Mais Johan ne se laisse pas berner. "Vous avez le permis ? Vous êtes sûr ?" Le conducteur assure que son permis est valide. Pourtant, aucune preuve. Une carte d’identité est finalement retrouvée dans la voiture. Elle appartient au frère du conducteur. Le piège se referme. "Vous allez arrêter de nous prendre pour des imbéciles ? Vous n’avez pas le permis. On est d’accord ?" Le jeune homme craque. "Non, je n’ai pas le permis."
Mais ce n’est pas tout. Un test de dépistage de stupéfiants est effectué. Positif. Le conducteur reconnaît avoir consommé du cannabis la veille. "Un joint, hier soir", avoue-t-il. Usage de stupéfiants, conduite sans permis. Un cocktail explosif. Le jeune homme risque jusqu’à 4 500 € d’amende et deux ans de suspension de permis. Il est confié à la police nationale. Pour Johan et ses hommes, cette interpellation est une victoire de plus dans leur lutte contre la drogue au volant.
Une opération à haut risque
Mais la mission ne s’arrête pas là. Dans les Bouches-du-Rhône, les gendarmes du PSIG traquent les trafiquants de drogue. Ce matin-là, Benoît, adjudant de 38 ans, prépare une opération délicate. Objectif : interpeller un trafiquant présumé dans une cité sensible de Marseille. L’homme est déjà connu des services pour usage de stupéfiants, vols et violences. "On est méfiants", prévient Benoît. "C’est pas impossible qu’il y ait une arme à son domicile."
La mission est complexe. Le suspect habite au rez-de-chaussée. Sa porte est blindée. Pour la forcer, les gendarmes utilisent un Dor Raider — un vérin hydraulique ultra-puissant. Arnaud, 35 ans, est chargé de l’opération. "C’est pour nous faire travailler surtout avec le Dor Raider qu’on a pas souvent", explique-t-il. La rapidité est clé. Dans ce genre d’intervention, chaque seconde compte.
6h du matin. L’opération est lancée. Une dizaine de gendarmes sont mobilisés. La famille du suspect est à l’intérieur — mère, sœur, enfant. Aucune erreur n’est permise. "Une fois sur place, dans cette cité marseillaise encore endormie, Benoît envoie l’un de ses hommes en éclaireur." Le signal est donné. Arnaud place le Dor Raider contre la porte. En quelques secondes, l’outil hydraulique arrache la porte blindée. Les gendarmes entrent en force. "Allez, goz-vous, poussez-vous !" Le suspect est interpellé sans résistance.
Saisie d’argent liquide : le trafic démantelé
La perquisition commence. Les gendarmes recherchent des stupéfiants, de l’argent liquide, des téléphones. Tout ce qui peut prouver le trafic. Deux heures plus tard, Benoît dresse le bilan. "Mission réussie. On a trouvé pas mal d’argent liquide." Le suspect est immédiatement incarcéré. Pour trafic de drogue, il risque jusqu’à 10 ans de prison et une forte amende.
Un coup porté au trafic dans la région. Mais les gendarmes le savent : le combat sera encore long. À Marseille, le PSIG reste en première ligne. Portes blindées, suspects armés, familles à protéger. Chaque intervention est un défi. Pour Johan, Benoît et leurs équipes, la lutte contre la drogue est un engagement quotidien. Le dossier est loin d’être clos. Les questions restent sans réponse. Pour l’instant.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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