Carburant et pouvoir : Le bras de fer qui divise la France

"Une caricature technocratique"
Le PDG des Mousquetaires ne mâche pas ses mots. "Ils cherchent un coupable. Ce coupable, c'est nous." 500 contrôles gouvernementaux plus tard, l'accusation tient toujours : les distributeurs profiteraient de la crise.
— Et les marges ? 3-4 centimes avant la guerre. Aujourd'hui ? "1 à 2 centimes maximum." Cotillard balance : "Ils ont vérifié les prix à la pompe, pas nos comptes. C'est du théâtre."
Le remède proposé ? Plafonner les marges à 4 centimes. "Une économie d'1 centime pour le consommateur. Du vent." Pire : "Si on force les stations à vendre à perte, elles fermeront." La pénurie guette.
Le vrai scandale qu'on ne voit pas
Pourquoi taper sur les distributeurs plutôt que les raffineurs ? Cotillard a sa théorie. "Total est français. Mais la majorité des raffineurs ? À l'étranger. Incontrôlables." Les distributeurs font office de boucs émissaires commodes.
— Pendant ce temps, les marges des raffineurs explosent. Et les certificats d'énergie (C2E) ? "On pourrait les utiliser pour baisser le prix de 12 à 14 centimes. Temporairement." Une idée simple. Trop simple ?
Silence radio du gouvernement. Pourtant, tous les patrons de la distribution ont signé la même lettre. "On attend toujours une réponse."
RN + MEDEF = mariage de raison ?
Ça bouge du côté du Rassemblement National. Marine Le Pen a déjeuné avec le président du MEDEF. Jordan Bardella rencontrera l'exécutif patronal lundi. Méthode Coué ou vrai tournant ?
Le RN représente 30% de l'Assemblée. "Il faut les écouter", concède Cotillard. Mais lui reste en retrait : "Je ne fais pas de politique avec eux."
Pourtant, les dîners s'enchaînent. LVMH. Capgemini. TotalEnergies. Le RN veut prouver qu'il peut gouverner. Et ça marche : chaque poignée de main légitime un peu plus leur programme économique.
Inflation : la grande peur
1,7% d'inflation prévue en 2026. Les Français stockent pâtes et riz comme en temps de guerre. Cotillard tente de rassurer : "1500 produits ont baissé de 5 à 15%."
Mais les industriels réclament des hausses. "Après +20% pendant la crise ukrainienne ? Non." Le ton monte. Les consommateurs, eux, épargnent comme jamais (19% contre 10% aux US). L'argent ne circule plus.
Et le gouvernement ? Divisé. Impuissant. Le RN avance ses pions. Les distributeurs trinquent. Les Français paient.
— La suite ? À lire dans notre prochaine enquête.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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