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FinanceÉpisode 4/2

Total et le gouvernement accusés de profiter de la crise du carburant

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-05-05
Illustration: Total et le gouvernement accusés de profiter de la crise du carburant
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2,28€ le gazole. 1,98€ le SP95. Des chiffres qui brûlent les yeux — et le portefeuille. Pendant que le baril plonge sous les 100 dollars, les pompes, elles, résistent. Les distributeurs balancent la patate chaude aux raffineurs. Et pourtant.

Le paradoxe des pompes

« On ajuste nos prix chaque jour selon les cours de Rotterdam. » Dominique Schelcher (Système U) se défend devant la Commission des affaires économiques. Hausse d’un centime, baisse de deux… Mais jamais de vraie décrue.

La raison ? Les distributeurs assurent ne toucher que 1 à 3 centimes par litre. Une marge symbolique. Le vrai jackpot, selon eux, se cacherait ailleurs : « Le sujet est chez les raffineurs qui veulent chercher l’argent. » Un aveu cash.

Total, l’empire des marges

Total cumule les casquettes : producteur, raffineur, distributeur. Trop, selon le ministre de l’Économie, qui a saisi Bruxelles. Les marges de raffinage ? « Excessives », tranche Schelcher.

Solution avancée : suspendre les certificats d’économie d’énergie (C2E). Gain estimé : 10 à 15 centimes par litre. Simple. Efficace. Mais le gouvernement regarde ailleurs.

L’État dans l’impasse

Plafonner les marges des distributeurs ? « Une usine à gaz », ironise Schelcher. L’OFCE enfonce le clou : « L’opinion veut des coupables. Mais l’État n’engrange pas de profits sur cette crise. »

Pendant ce temps, les aides ciblées arrivent au compte-gouttes. Trop peu. Trop tard.

Familles sous tension

2% de pouvoir d’achat envolé depuis 2022. Les vacances ? Un rêve lointain. « Certains annulent leurs trajets en camping-car », constate Schelcher. Covoiturage, optimisation des trajets… La débrouille devient la norme.

Et ça va durer. L’OFCE, le FMI et la Banque de France sont formels : pas de retour au calme avant 2027. « Les infrastructures endommagées coûtent cher à rouvrir », explique Eric Heyer.

Voilà.

Urgence sociale

Agriculteurs asphyxiés. PME au bord du gouffre. Le plan d’électrification de Lecornu ? « Déjà obsolète », critique Heyer. Il fallait agir en 2022.

Un auditeur de France Inter résume la colère : « Le consommateur trinque. L’État se gave. » Wauquiez exige plus de transparence sur les bénéfices publics. Heyer tempère : « L’État ne gagne pas en crise. Jamais. »

Épilogue sans fin

Trois coupables. Un seul perdant : le Français moyen. Entre Total, les distributeurs et l’État, la crise du carburant révèle un système à bout de souffle.

Les solutions existent. La volonté, elle, se fait attendre.

À suivre — mais jusqu’à quand ?

📰Source :youtube.com

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