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JusticeÉpisode 6/9

Bébés congelés : 25 ans de prison pour une mère hors normes

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-28
Illustration: Bébés congelés : 25 ans de prison pour une mère hors normes
© Illustration Le Dossier (IA)

Le choc du verdict

27 mars 2026. Date à marquer d'une pierre noire. La cour d'assises du Vaucluse vient de prononcer l'une des peines les plus lourdes de son histoire — 25 ans de réclusion criminelle pour infanticide. (source : francebleu.fr)

"Je ne me souviens plus." Quatre mots. Quatre mots qui ont fait frémir l'audience. (source : 20minutes.fr) Les jurés, eux, n'ont rien oublié. Huit heures de délibéré seulement. Un temps record pour un crime sans précédent.

Tout commence dans un appartement banal d'Avignon. Des corps d'enfants empilés comme des surgelés. Et cette odeur. Cette odeur qui ne trompe pas.

Six vies, six silences

Six nouveau-nés. Six petits corps retrouvés en 2006, mais dont l'horreur transpire encore aujourd'hui. L'autopsie parle : morts à la naissance ou peu après. Aurélie S. aurait accouché seule, sans aide, sans témoin.

Et puis ce geste. Ce geste qui glace le sang. Les bébés rangés au congélateur — entre les pizzas et les légumes. "On n'a pas affaire à une malade, mais à une criminelle", lâche un policier lors de l'audience.

La salle retient son souffle quand l'avocate générale décrit les scènes. Les jurés pâlissent. Certains se cachent les yeux. 25 ans ? Pour certains, c'est presque trop doux.

Une peine qui divise

Le procureur voulait la perpétuité. La cour a choisi la mesure. 25 ans, c'est long. Assez long ? La condamnée purgeait déjà une peine pour abandon de famille. Son casier mentionne aussi des viols incestueux. Le tribunal n'a pas oublié.

Préméditation. Cruauté. Froideur. Les mots claquent comme des portes de cellule. "La justice a fait son travail", commente un proche des victimes. Mais dans les couloirs, on chuchote : et si le système avait failli plus tôt ?

Voilà le vrai drame. Personne n'a rien vu. Rien entendu. Pas les voisins. Pas les services sociaux. Pas même la famille. Six grossesses. Six disparitions. Et ce congélateur qui tournait jour et nuit.

L'onde de choc

La France s'est réveillée avec ce verdict. Les radios en boucle. Les journaux saturés. Les réseaux en ébullition. Pourquoi une telle fascination morbide ? Parce que cette affaire craque le vernis de nos certitudes.

Une mère, ça protège. Ça aime. Ça donne la vie. Pas ça. Jamais ça. Les associations enfoncent le clou : "C'est un message fort" (Unaf). Mais derrière les déclarations officielles, l'inquiétude persiste. Et les autres Aurélie S., celles qu'on n'a pas encore démasquées ?

Pendant ce temps, dans le box, l'accusée garde ce même regard vide. Celui qui fait dire à l'expert psychiatre : "Elle sait. Elle a toujours su."

Les questions qui brûlent

Le verdict est tombé. L'histoire, elle, reste ouverte. Comment une femme accouche-t-elle seule six fois ? Où étaient les médecins ? Les assistantes sociales ? Les flics ?

L'enquête révèle des failles. Des signalements classés sans suite. Des alertes étouffées. "On manque de moyens", plaide un travailleur social. Six cadavres d'enfants plus tard, l'excuse a du mal à passer.

La justice a parlé. La société, elle, devra vivre avec ses fantômes. Et ce congélateur maudit qui hante désormais nos nuits.

Sources

📰Source :youtube.com

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