Aurélie S. fait appel après 25 ans pour ses bébés congelés

25 ans de réclusion : un verdict choc
25 ans de réclusion. Le chiffre résonne comme un coup de massue. Acquittée pour meurtre mais condamnée pour privation de soins ayant entraîné la mort de ses deux nouveau-nés, Aurélie S. a interjeté appel ce 3 avril 2026. Me Charlotte Brès, son avocate, ne mâche pas ses mots : « C’est une peine disproportionnée après un double acquittement pour meurtre. » Et pourtant, la cour d’assises du Vaucluse a tranché : 25 ans, la peine maximale.
Les faits, glaçants
Retour en arrière. En 2018 et 2019, Aurélie S., quadragénaire et ancienne militaire, donne naissance à deux bébés. Ils sont nés vivants et à terme, selon les médecins légistes. Mais leur existence sera brève. La première, Allia, meurt deux jours après sa naissance. Aurélie S. explique la mort par une « chute dans l’escalier ». Les experts concluent le contraire : les lésions crâniennes ne correspondent pas à une chute.
Le second bébé, né sur le canapé après un déni de grossesse, succombe à une asphyxie. Le cordon ombilical n’a pas été coupé. Les deux nouveau-nés finissent dans le congélateur. Voilà.
Une peine qui divise
Pourquoi 25 ans ? La présidente du tribunal, Laurène Dorlhac, pointe le manque de remise en question d’Aurélie S. après trois ans de détention. « Elle n’a pas suffisamment montré de regret », a-t-elle déclaré. Mais pour Me Brès, ces éléments ne justifient pas une telle sévérité. « 25 ans, c’est bien au-dessus de la jurisprudence », martèle-t-elle. Aurélie S., mère de trois filles, élevait seule ses enfants à Bédoin, au pied du Mont-Ventoux. Une vie qui a basculé en 2018, puis en 2019.
Les témoignages accablants
Les médecins légistes sont formels. Les bébés sont nés vivants et à terme. Les lésions crâniennes d’Allia ne correspondent pas à une chute. Le second est mort d’asphyxie, le cordon ombilical intact. Ces conclusions ont pesé lourd dans la balance.
Et pourtant, Me Brès répète : « Une peine disproportionnée. » Mais la justice semble déterminée à faire payer Aurélie S. pour ses actes. Et la bataille juridique ne fait que commencer.
Une affaire qui secoue le Vaucluse
Tout a éclaté en 2022 à Bédoin. Les faits ont rapidement fait la Une : deux bébés nés vivants, morts dans des circonstances troubles, puis congelés. Les enquêteurs découvrent les corps dans le congélateur de sa maison. Le procès, en mars 2026, a été marqué par des moments de forte tension. Les témoignages ont été implacables. Et le verdict, sans appel.
Et maintenant ?
Aurélie S. a interjeté appel. Son avocate dénonce une peine « disproportionnée ». Mais les faits sont là. Les bébés sont morts. Pourquoi ? La réponse reste à découvrir. Et la justice, elle, ne lâche rien.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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