Le double meurtre de Méragues : un récidiviste condamné malgré les zones d'ombre

Un crime qui laisse des cicatrices
La porte cède enfin. Les premiers gendarmes sur place décriront plus tard ce « mur du son » — ce silence particulier des scènes de crime. Chantal, 43 ans, égorgée. Les poignets ligotés avec ce même ruban adhésif qu'on retrouvera sur Audrey. La jeune fille de 20 ans, elle, a reçu 17 coups de couteau avant qu'on tente de brûler son corps. Cruel détail : l'assassin a verrouillé la porte en repartant. Comme chez lui.
Godard : l'évidence et le doute
Comment ne pas penser à Godard ? Le chauffeur de bus collectionne les similitudes troublantes avec le modus operandi du tueur. Son casier : viol avec préméditation, usage d'un couteau... et de ruban adhésif. Oui, vous avez bien lu. Pourtant, le laboratoire ne trouve aucune trace d'ADN du suspect sur les lieux. Rien. Les enquêteurs persistent — trop d'indices pointent vers lui.
L'ADN qui change tout (trop tard)
Coup de théâtre en 2018. L'échantillon prélevé sur Audrey appartenait en réalité à un habitant de Compiègne. Erreur de manipulation ? Contamination ? La justice botte en touche : Godard reste condamné. La cour d'appel confirmera même la perpétuité, balayant d'un revers de main cette nouvelle donnée. Une décision qui continue de diviser les experts — entre ceux qui crient à l'erreur judiciaire et ceux qui arguent de la dangerosité du récidiviste.
📰Source :www.youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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