Nuñez accusé d'avoir divulgué des infos secrètes sur Hassan

Dans le wagon-bar, les confidences compromettantes
CBD légal. Voilà ce que révéleront finalement les analyses après la garde à vue de Rima Hassan. Pourtant, ce jour-là, les médias parlaient déjà de "drogue de synthèse". Une info tombée du ciel ?
Pas exactement. Selon Complément d'enquête, c'est dans le wagon-bar d'un Bordeaux-Paris que le ministre aurait lâché l'affaire. En aparté avec des journalistes. "Un truc de synthèse", "deux types de drogues", "acheté en Belgique"... Des détails précis alors que l'eurodéputée était toujours entre quatre murs.
Le lendemain, face à BFM, même Nuñez jouait les vierges effarouchées : "Je regrette qu'il y ait eu des fuites". Ironique, non ?
"Le citoyen, pas le ministre" : la parade qui ne convainc personne
Devant les députés, sa défense tient en une phrase : il parlait en simple citoyen. La ficelle est grosse.
Résultat ? Une intox relayée en boucle. L'opposante était grillée avant même que la vérité n'éclate.
Quand l'État prend l'opposition pour cible
Rima Hassan connaît bien les couloirs du palais de justice. Depuis son entrée en politique, le parquet de Paris lui a ouvert pas moins de... cinq dossiers. Classés sans suite pour la plupart.
Cinq rapporteurs de l'ONU évoquent un "harcèlement judiciaire". Le mot est lâché. Quand un ministre piétine le secret de l'enquête pour salir une opposante, comment appeler cela autrement ?
La recette est éprouvée :
- Criminaliser la cause palestinienne
- Brandir la menace terroriste
- Laisser fuiter des éléments accablants
- Laisser les médias faire le reste
Peu importe le verdict final. L'opinion a déjà son idée.
Et maintenant ?
Trois questions qui brûlent les lèvres :
- Qui surveille les gardiens ? Quand le ministre de l'Intérieur viole impunément le secret de l'enquête, quelle instance peut encore l'arrêter ?
- Justice ou justice politique ? L'affaire Hassan n'est malheureusement pas un cas isolé.
- Pourquoi tant de zèle ? L'acharnement contre cette eurodéputée interroge.
Les réponses se font attendre. Une chose est sûre : quand la justice devient une arme de combat politique, c'est la démocratie qui trébuche. Nuñez n'est peut-être qu'un rouage. Mais c'est toute la machine qu'il faut réviser.
Avant qu'elle ne se grippe définitivement.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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